Par Liviaaugustae
Pour la voûte de la galerie des Glaces, Le Brun a délégué le bestiaire au peintre animalier hollandais Pieter Boel.
Le lion symbolisant tantôt une puissance étrangère, tantôt une nation, tantôt les conquistadores dévorant leur conquête, n’est pas la seule bête de cette fresque historique.
On y voit aussi des chevaux héroïques dans la bataille, ou l’aigle impériale portant dans ses pattes la devise de Charles Quint.
Détail du lion qui symbolise la Hollande. Dans ses pattes, il « tient, les sept flèches liées ensembles que les sept Provinces ont choisie pour leur symbole ». (Rainssant)
L’aigle impérial prenant appui sur les colonnes d’Hercule. On y lit l’inscription de Charles Quint : »Plus oultre (plus ultra). Les colonnes penchées illustrent « l’estat dangereux et chancelant, où les espagnols se trouvèrent à la fin de cette campagne. » (Rainssant)
Chevaux fougueux surgissant d’un nuage qui tirent un char de triomphe. A gauche, on aperçoit la main de Mars qui invite le monarque à prendre place dans le char.
Lion sur lequel s’appuie l’Espagne dans les fastes des puissances voisines. On le voit « qui dévore un roi des Indes étendu sur des trésors » (Rainssant)
Cette représentation des conquistadors fait référence à la légende noire entretenus dès le XVIIe siècle par les ennemis des Habsbourg.
J’ai visité Versailles moult fois, mais jamais aucun guide n’a parlé de ces magnifiques peintures du plafond de la Galeries des Glaces.
Si un jour j’y retourne, je tâcherai de lever les yeux vers ce splendide plafond.
Liviaaugustae
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