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Le catakit...

 



 

Il y a quelques jours, la Croix Rouge a préconisé que chaque Français de prépare un "sac d'urgence" ou "Catakit" en cas d'évacuation suite à un événement climatique : canicule, sécheresse, incendies de forêt, inondations.

 

Ce Catakit, à préparer pour chaque personne du foyer, devrait comprendre au minimum de la nourriture non périssable, de l’eau, une trousse de secours, des vêtements et une lampe torche, pour attendre l’arrivée de l’aide.

 

Pour ce 169ème Café Thé, Brigitte, allias ( https://www.unebonnenouvelleparjour.com/ ) nous propose d’exposer ce que nous mettrions dans ce Catakit, ou dire ce que nous en pensons ou imaginer une situation où nous utiliserions ce catakit et de le lui raconter.

 

En m'inspirant des images désolantes qu'internet nous offres en continu, j’ai choisis de raconter une inondation, comme la France en connaît beaucoup aujourd’hui !

 

 

Mon catakit

 

(image internet)

 

 

 

La pluie tombait inlassablement depuis des jours et des jours, un brouillard opaque engloutissait le paysage…

 

La rivière qui bornait le jardin sur l’arrière, roulait des eaux tumultueuses et boueuses qui charriait des troncs déracinés et toutes sortes de détritus.

 

Nous allions tout les jours voir son débit, nous constations avec effroi qu’elle montait de plus en plus vite et l’inquiétude nous gagnait, car si elle sortait de son lit comme elle l’avait fait il y avait aujourd’hui presque quarante, elle emporterait sans doute la maison comme un fétu de paille.

 

La Croix rouge avait déjà anticipé l’éventualité d’inondation et avait demandé aux autorités de faire passer l’info, tous les riverains devaient préparer un « catakit », avec des provisions de bouches, lampes torches, vêtements, médicaments et produits de toilette.

 

Il fallait vraiment préparer ces catakits pour la famille, les sacs étaient déjà achetés et s’entassaient au grenier, les provisions encombraient les placards, et les vêtements chauds attendaient eux aussi sur le lit dans la chambre d’amis.

 

J’allais les préparer pour être plus tranquille, je ne savais pas que j’avais, ô combien raison !

 

Car dans la nuit ce fut carrément le déluge, la pluie tombait avec une force inouï, elle frappait le toit avec rage, le vent hurlait en s’engouffrant dans la cheminée, un rideau d’eau obstruait les carreaux, et déjà l’eau qui clapotait aux alentours de la maison se glissait sous nos portes...

 

Nous ne dormions pas et nous étions restés habillés de pieds en cap, à l'étage car le rez-de-chaussée était la proie des eaux, quand des coups frappés à la fenêtre nous firent sursauter, j’allais ouvrir.

 

Une grande embarcation avec des secouristes à son bord était arrêtée au niveau de la fenêtre, il fallait partir, l’eau ayant déjà pris possession de la maison, le fameux catakit sur le dos, nous embarquâmes avec moult difficultés malgré l'aide des secouristes dans cette grande barque qui bougeait et je tombais dans les bras de celui qui m'aidait à embarquer, quelques uns de nos voisins s’y trouvaient déjà, aussi dévastés que nous.

 

Que retrouverions-nous à la place de la maison quand – ou plutôt, si nous revenions ?

 

Le moteur ronronnait tandis que nous nous éloignions de chez nous le cœur en vrac, sur cette eau noire dans le brouillard qui recouvrait tout comme un linceul.

 

Grelottant de froid et de peur, nous nous dirigions vers la ville la plus proche qui se trouvait en hauteur sur une petite colline, elle ressemblait de loin dans le brouillard à un château fort, les secouristes nous débarquèrent au bas de la la petite ville et repartirent à la recherche d’autres personnes à évacuer, nous devions continuer à pieds dans la nuit noire sous la pluie qui nous cinglait le visage en nous brouillant la vue, nous sortîmes donc nos torches qui allaient nous être d’un grand secours afin de ne pas nous casser la figure sur le chemin de l’hôtel qui avait été réquisitionné, nos bottes faisaient des petits bruits de succion à chaque pas, il n’y avait plus une chambre de libre bien entendu, le hall grouillait de monde, il y faisait très chaud et l’odeur épouvantable qui y régnait nous pris à la gorge ; c’était un mélange de sueur qui se mêlait aux relents de tabac froid, de nourriture et l’odeur âcre de la bière flottant au-dessus.

 

Nous nous installâmes dans un coin serrés les uns contre les autres, personne ne parlait, à côté de nous une femme pleurait convulsivement en serrant un bébé dans ses bras, la misère humaine s’étalait ici dans toute son horreur et nous nous demandions avec effroi, combien de temps ce camping durerait-il ?

 

On nous apporta du café chaud qui fut le bienvenu, accompagné de quelques gâteaux secs, je serrais ma tasse entre mes mains en appuyant la tasse contre moi pour essayer de me réchauffer, car malgré la chaleur ambiante je grelottais.

 

Et la pluie continuait de tomber, sans se lasser, noyant le monde !

 

C’était peut-être l’Apocalypse annoncée qui commençait aujourd’hui ?

 

Dieu lassé par les hommes dupliquait-il le Déluge mais cette fois sans Noé et sans l'arche ?

 

Livia

 

 

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C
Ah oui nous devons êtres prêts depuis les inondations de juillet 2021 dès qu'il pleut longtemps et fort je surveille la rivière car cela va vite!! Bonne soirée
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L
st bien triste toutes ces catastrophes. En Grèce ce que l'on craint le plus ce sont les tremblements de terre même si nous vivons avec 
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É
Bonjour Chantal. Bravo pour ce tette nouvelle bien écrite, sur cette inondation. Bonne journée et bisous
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L
Ton texte n'est malheureusement pas prémonitoire, puisqu'il raconte une situation qui est déjà arrivée à de nombreuses personnes pour lesquelles on compatit sincèrement... certaines ont tout perdu, leur maison, leurs affaires, leurs souvenirs et même leur vie pour quelques unes...<br /> Des catastrophes qui arrivent en série depuis quelques temps et on ferait peut-être bien de se poser des questions sur notre "civilisation" qui détourne le cours des rivières, qui taille les haies et coupe les forêts, qui goudronne des millions de km2, qui bétonne la nature pour loger une population grandissante...<br /> Dieu n'a pas besoin de nous coller un nouveau déluge... on est capables de le créer tout seuls...<br /> Quant au catakit, moi j'veux bien, mais dans ce cas il faudrait l'avoir en permanence avec soi quand on bouge et à portée de la main à la maison, en pensant à remettre dedans les papiers, carte bancaire etc. chaque fois qu'on en a besoin, à renouveler les provisions régulièrement... <br /> En bref... à devenir carrément paranos !<br /> Bisous et bonne journée<br />  
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Z
Un texte réussi Livia, mais heureusement que ce n'est que de la science-fiction ! Bises et bon mardi - Zazahttps://zazarambette.fr
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