Je vous offre cette petite histoire inspirée par l'image ci-dessous, je trouve que ce cheval à l'air de parler...
Bonjour à tous !
(image pixabay)
Un dimanche comme je me baladais sur un petit chemin de campagne, bien qu'il n'y ait personne en vue, je sentais pourtant que l'on m'observait et puis j'entendis quelqu'un dire : « Bonjour ! » je me retournais, mais ne vis personne, je continuais donc ma balade...
Quand la même voix, un peu précieuse, m'interpella : « Hé ! J'ai dis bonjour ! ». Mais toujours personne à l'horizon, j'étais sûre à présent d'être la cible d'un plaisantin, j'accélérai le pas, agacée d'être dérangée dans ma promenade dominicale.
Mais tandis que je continuais d'avancer, le plaisantin continuait de plus belle : « Quand quelqu'un vous dit bonjour poliment, il s'attend à une réponse ! », énervée je répondis à la cantonade : « Alors, bonjour, mais lâchez moi les baskets ! », dans le pré, une cavalcade me fit tourner la tête, et là, un cheval semblait rigoler en me regardant, il trottait maintenant dans le pré en suivant la barrière qui longeait le sentier en me fixant de ses yeux doux, je m'approchais et lui caressais la tête et lui donna un morceau du croissant que je grignotais, et voilà qu'il me remerciait maintenant, avec la même voix précieuse qui m'avait souhaité le bonjour. Je stoppais net. C'était sûrement le même plaisantin ventriloque qui me faisait une blague, cependant il avança la tête, et dit : «C'est bien moi qui vous parle, pourquoi, ne me répondez-vous pas ? », j'étais sidérée, et restais plantée là, ne sachant pas trop quoi répondre à ce bel animal... Je lui caressais à nouveau la tête : «Merci, c'est très agréable, personne ne me caresse gentiment comme vous, les autres, prennent leurs jambes à leur cou pour s'enfuir en courant, à croire qu'ils ont vu le diable. »
« Mais que vous est-il donc arrivé ? » demandais-je à ce bel animal. « Je me baladais dans la forêt d'à côté, en chemin je rencontrais une femme très belle qui semblait dormir, je ne pus m'empêcher de m'arrêter pour l'admirer, mais voilà qu'un vilain gnome arriva, sorti je ne sais d'où et s'en pris à moi, la belle ouvrit les yeux et me sourit, sourire que j'eus l'audace de lui rendre, je reçu un grand coup sur la tête et au réveil, je me trouvais dans ce pré, tel que vous me voyez aujourd'hui, j'y suis depuis très, très longtemps, et personne jusqu'à aujourd'hui, ne s'est intéressé à mon sort, merci à vous de vous être arrêté pour me faire un brin de causette.»
Je continuais à caresser sa belle tête et puis, je lui fis un bisou sur le museau...
Il hennit de bonheur, et sous mes yeux ébahis, un beau jeune homme m'apparut !
Il était vêtu d'un justaucorps, d'une culotte courte et d'une longue veste d'où sortait un jabot en dentelle, et pour finir la toilette il portait un tricorne, il sortait tout droit du XVIIIe siècle...
C'est alors que le réveil sonna !
Livia