Par Liviaaugustae
L’avenue de l’Opéra vue depuis l’actuel hôtel du Louvre
Camille Pissarro
La France n’est pas n’importe quelle peuplade ; depuis mille ans, elle entend une certaine musique et chante de façon plus ou moins harmonieuse selon ses capacités. Cette musique a fini par imprégner son âme tout comme l’âme d’un parisien est modelée par les monuments de sa ville, par le musée du Louvre, n’y eût-il jamais mis les pieds, la place de la Concorde, les Buttes-Chaumont, la rue du Cherche-Midi.
Remplacer un mot français par une des ordures linguistiques actuelles, cela revient à commettre un acte de vandalisme comme de casser le bras d’une statue ou de la barbouiller de peinture (taguer pour user du vocabulaire cosmopolite) la plus noble porte cochère d’un hôtel du XVIIe siècle.
La langue française, depuis une trentaine d’année, s’est couvertes de « tags », elle offre l’aspect anarchiquement bariolé des gribouillis incompréhensibles dont on est assailli dans la rue de nos cités.
Autrefois, du temps de la vieille civilisation, quand on apercevait un graffiti quelque part, quelqu’un ne manquait jamais de déclarer que le propre des imbéciles était de marquer partout leur passage. Mon Dieu ! que ces graffitis, tracés à la craie généralement, paraissent attendrissants aujourd’hui ! Même les cœurs percés d’une flèche (à Loulou pour la vie) gravés au canif sur l’écorce des arbres avaient leur poésie. L’arbre n’en mourait pas ; un coup d’éponge effaçait le graffiti.
Aujourd’hui, les arbres sont abattus à la tronçonneuse et les tags sont indélébiles. Ils ont même une espèce de légitimité, puisqu’un ministre, dit « de la culture », les encouragea naguère, comme étant le dernier cri de l’art ou de la sensibilité contemporaine.
Jean Dutourd
Extrait de : A la recherche du français perdu.
Jean Dutour a-t-il connu avant de mourir, l’avènement du ci-devant flamby !
A-t-il vu péricliter le français d’une façon vertigineuse, aidé en cela par les ministres dit « de la culture, ou de « l’éducation nationale » !
Voici un tweet de la ministre de la culture actuel : (agrégée de lettres)
« Soutien total a Frédéric haziza dont les attaques ont des « relans » abjects d’avant guerre »
C’était dans l’hebdomadaire Valeurs Actuelles du 08 au 21 août.
Je dis, que cette ministre de « l’inculture », est désagrégée de lettres !
Vous avez dit culture ? Comme c’est bizarre !
Liviaaugustae
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