Par Liviaaugustae
En 1945, le général de Gaulle est venu remercier les nantais pour leur résistance au nazisme.
Pour son sacrifice enduré et le prix payé à l'occupant nazie, alors que restent encore à l'Ouest les réduits de Saint-Nazaire et Royan-la-Rochelle, le générale de Gaulle, décerne à la ville de Nantes en janvier 1945, la Croix de la Libération, en présence du nouveau maire Clovis Constant et de Michel Debré. Il prononce un discours pour remercier les nantais : «Les ruines, les morts, les épreuves physiques et morales endurées ici collectivement, et celles plus dures encore que chacun de vous a supportées à son foyer ou dans le secret de son cœur... tout cela est l'ensemble de ce que Nantes a offert à la France et que la France n'oubliera jamais».
La libération de Nantes en 1944
Depuis le Jour J du 6 juin 1944 et le débarquement sur les plages normandes, l'armée allemande recule inexorablement face aux Alliés.
Le 3 août 1944 à Derval, dans le Nord du département, commence la Libération de la Loire Atlantique, (alors Loire Inférieure).
Dans la région de Nantes, maquisards et résistants regroupés au sein des Forces Françaises de l'Intérieur, les FFI crées par le Général de Gaulle, constituent un appui précieux pour les Alliés. En raison de ses infrastructures portuaires et industrielles, la ville est un objectif stratégique.
Le cinquième bataillon des FFI a été mobilisé pour la Libération de Nantes. Il est commandé par le capitaine Grangeat, allias Alain qui a convaincu les Américains de ne pas bombardé la ville. Du 7 au 11 août, les maquisards venus du Sud Loire s'infiltrent dans Nantes avec des résistants de la ville. Un PC clandestin est établi à l »institut Bethléem, au Petit-Port. Le 11 août, ces soldats de la nuit font passer le mot d'ordre suivant : « Demain 12 août, les Américains attaquent à l'aube. Mobilisation générale à l'école du Loquidy, boulevard Michelet. »
12 août : durant toute la nuit explosions, canonnades sont perpétrées par l'occupant pour contrer l'avancée Alliée. Dès l'aube, l'Etat Major des FFI s'installent dans les locaux du 11e Corps d'Armée Place Foch, désertés par la Commandantur. Bilan au soir du 12 : presque toute la ville est libérée du joug nazie. Seuls les quartiers Saint Jacques et Sèvres, au Sud de la Loire demeurent occupés pour quelques jours encore.
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