« Il faut être attentif à ne point changer l’esprit général d’une Nation »
Montesquieu (L’Esprit des Lois).
Narcisse changé en fleur
Nicolas-Bernard Lépicié (1771)
Petit Trianon (Salon de Compagnie)
Un narcissique :
Est une personne exceptionnellement vaniteuse, qui s’apprécie énormément.
Il existe de nombreuses versions de l’histoire de Narcisse, mais toutes les sources s’accordent à dire qu’il s’agissait d’un jeune homme d’une exceptionnelle beauté. Durant toute sa vie, les hommes et les femmes tombaient constamment amoureux de lui, mais il rejetait dédaigneusement toutes leurs avances.
Narcisse trouva l’amour lorsque, à la fin d’une chasse, il s’abreuva à une source dans la forêt et aperçut son propre reflet dans l’eau. Immédiatement, il fut captivé par la beauté qu’il voyait devant lui.
Il avait trouvé quelqu’un qui méritait son amour. Narcisse lui fit signe et le jeune homme répondit. Narcisse se pencha pour l’embrasser, le jeune garçon s’approcha aussi. Mais lorsque leurs lèvres allaient se joindre, Narcisse se retrouva dans l’eau, et la belle image s’était évanouie.
Narcisse épris et insatisfait, resta au bord de l’eau, regardant bêtement son reflet, jusqu’à ce que la faim et le froid aient raison de ses force.
Les fleurs blanches découvertes sous son corps portent son nom.
Narcisses des poètes
(Narcissus Medioluteus)
(Image wikipédia)
C’est encore un exemple qui nous vient de nos ancêtres greco/romains…
Sans ces deux langues qui sont « les matrices de notre civilisation » la langue française qui y prend ses racines n’existerait pas!
Serait-ce une idée de destruction, qui anime le ministre de l’éducation nationale, en décidant d’abandonner le latin et le grec ?
Et nous apprenons ces jours-ci, que la philo, serait elle aussi, menacée et remisée sur une voie de garage !
L’enseignement en France est en grande détresse !
L’Académie française est très inquiète.
« En 1634, Jean Chapelain fut chargé d’établir les statuts de la futur Académie, il entendait pour cela « nettoyer la langue des impuretés de la chicane » ou des mauvais usages des courtisans ignorants » avec le projet « d’établir un usage de certains mots ». De ce travail de civilisation sont nées nos grandes œuvres classiques.
Près de quatre siècles plus tard, les cuistres et les imbéciles du « milieu aquatique profond standardisé » -dans le texte du projet de réforme- ont tous les droits, dans un pays décervelé par les slogans d’une barbarie en marche. Il reste l’Académie française. Elle a mit les mots justes sur le naufrage en cours de l’enseignement ».
Le SOS de l’Académie appelle à un engagement de tous.
« Un peuple sans littérature est un peuple muet »
Miguel Delibes
Liviaaugustae