Par Liviaaugustae
Face de carême
Faire grise mine
Mais aussi : Arriver (ou tomber) comme mars en carême » (arriver inévitable),
« Venir comme marée en carême » (arriver à propos)
« Tous les trente-six carêmes » (très rarement)
« Faire de sa vie un carême » (s’imposer un genre de vie trop austère)
ou encore « Prêcher sept ans pour un carême » (donner souvent et inutilement le même avis, répéter toujours la même chose).
Souvenir de la retraite que Jésus effectua dans le désert où il se retira afin de prier et méditer durant 40 jours, le Carême représente un temps de préparation à la Résurrection du Christ. De cette préparation, on retient bien souvent le seul aspect du jeûne alimentaire. Il faut dire que pendant plusieurs siècles, sa pratique a été très stricte. Au Moyen Âge, le Carême est un véritable rite social. Les fidèles n’ont droit qu’à un repas quotidien (aucun le Vendredi saint et le Samedi saint, veille de Pâques), composé de pain, d’eau et de légumes. Il leur faut également renoncer aux divertissements, consacrer plus de temps au silence et à la prière pour se rapprocher de Dieu. Frugalité, privations, pénitence, et ce pendant des périodes qui peuvent durer jusqu’à neuf semaines… De quoi déprimer tout un chacun et lui donner une mine triste et abattue, bref, une « face de carême ».
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