Il est un jardin plein de curiosités et la fleur ci-dessous est sans conteste la plus aguicheuse de toutes les fleurs de ce jardin !
Psychotria Elata ou « Lèvres chaudes »
Cette plante de la famille des Rubiacées, aussi appelée : « lèvres chaudes », « Mick Jagger » ou « plante à bisous », est originaire d’Amérique Centrale et du Sud.
On la retrouve principalement au Costa Rica, Équateur, Panama et Colombie où elle pousse dans la forêt tropicale.
La particularité de cette plante, vous l’aurez remarqué, est la manière dont ses deux pétales s’assemblent donnant l’impression de lèvres pulpeuses.
Leur couleur rouge vif, faite pour attirer les pollinisateurs comme les papillons et les colibris, renforce l’idée d’une bouche sensuelle que l’on aurait maquillée.
Les différentes espèces de calcéolaires sont originaires d'Amérique du Sud et d'Amérique Centrale. Plusieurs espèces sont cultivées dans les régions tempérées pour leurs fleurs, et on les appelle parfois « petites pantoufles » ou « bourses de dames »
Mais le le Gympie Gympie ci-dessous, qui n'est même pas très agréable à regarder, est à fuir, c'est un poison mortel, en principe il ne se trouve pas chez nous.
Dendrocnide moroides ou Gympie Gympie
(image wikipédia)
Découverte en 1860 en Australie près de la paisible ville de Gympie (signifiant diable en langue aborigène) dans l’Etat du Queensland et présente jusqu’en Nouvelle Galles du Sud et dans le sud de l’Indonésie, la gympie-gympie est considérée comme la plante plus dangereuse de monde. Cet arbuste australien méconnu est en quelque sorte la reine des orties. Avoir sa peau au contact de ses feuilles provoque en effet une douleur insupportable, pouvant conduire à la mort. La douleur, vive, est comparée à une brûlure à l’acide. Certaines personnes piquées ont déclaré ressentir une douleur sur la zone piquée pendant plusieurs semaines, voire mois. Des légendes urbaines locales parlent même d’une durée allant jusqu’à une dizaines d’années. Pire des chevaux se seraient jeter des falaises après avoir été au contact de la plante, et des suicides auraient été recensés suite à la résurgence de cette douleur insoutenable.
La plante est une énigme pour la science, et conserve ses propriétés urticantes des dizaines d’années après sa mort. Ses poils urticants sont de plus suffisamment légers pour flotter dans l’air, et se tenir à proximité de cette plante sans protection peut provoquer irritation, maux de tête et saignements de nez. Une scientifique chargée de l’étudier, le docteur Hurley, chercheuse à la University of New South Wales, raconte avoir ramassé une feuille morte au sol sans ses gants. Elle a alors ressenti la même douleur qu’avec une plante vivante, et ce fut même selon elle son expérience « la plus douloureuse » avec la gympie-gympie, comparable à « une brûlure à l’acide doublée d’une électrisation ». De même pour le botaniste Ernie Rider, conservateur au Queensland Parks and Wildlife Service, qui décrit une douleur insoutenable qu’il a ressenti jusqu’à 2 ans après s’être fait piqué à chaque fois qu’il prenait des douches froides.
En cas de piqûre, il convient de ne surtout pas frotter la partie touchée, sous peine de répandre les poils urticants et de faire éclater les cristaux de silice contenus dans les poils. Il faut se rendre le plus rapidement possible aux urgences, qui possèdent des bandes adhésives spéciales afin d’enlever le plus de poils possible sans les écraser. Toutefois, les oiseaux, insectes et marsupiaux endémiques semblent être immunisés, certains étant même capables de s’en nourrir, sans que l’on ne sache vraiment pourquoi. Elle joue même un rôle protecteur dans l'écosystème forestier Australien, servant de refuge à ces espèces insensibles contre les prédateurs invasifs étrangers. Un temps étudiée par l’armée britannique dans les années 70 (probablement en tant qu’arme biologique) selon Australian Geographic, les scientifiques continuent de s’intéresser à cette mystérieuse et dangereuse plante, qui recèle encore bon nombre de secrets.