Par Liviaaugustae
Le Christ au jardin des oliviers
Philippe de Champaigne
(Image wikipédia)
Alors il était nuit et Jésus marchait seul,
Vêtu de blanc ainsi qu'un mort de son linceul ;
Parmi les oliviers qu'un vent sinistre incline
Jésus marche à grands pas en frissonnant comme eux ;
Triste jusqu'à la mort ; l'œil sombre et ténébreux,
Le front baissé, croisant les deux bras sur sa robe
Comme un voleur de nuit cachant ce qu'il dérobe ;
Connaissant les rochers mieux qu'un sentier uni,
Il s'arrête en lieu nommé Gethsémani
Il se courbe, à genoux, le front contre la terre,
Puis regarde le ciel en appelant : Mon Père ! […]
Alfred de Vigny
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