Par Liviaaugustae
Coucher de soleil un soir de juin à Saint-Avé
(photo prise avec mon portable)
Couchant. Des taches de couchant tombent à travers bois Comme des larmes d'or sur les troncs; et les voix D'eau claire des oiseaux se taisent goutte à goutte, Cependant qu'on entend s'éloigner sur la route Un dernier pas humain, un dernier bruit d'essieux Et que, traînant encor des cloches dans les cieux Comme des oraisons lointaines et des plaintes, L'existence s'endort au fond des demi-teintes... O! la dévotion profonde, la grandeur Du rêve qui nous monte alors du fond du cœur , Comme si notre soif allait boire le monde, Ou comme si, perdant pendant une seconde Conscience du temps, de l'espace, du lieu, Notre raison humaine allait comprendre Dieu!
Lucie Delarue-Mardrus
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