Par Liviaaugustae
Mes tableaux du samedi…
« Le beau est aussi utile que l’utile »
Victor Hugo
Portrait de Fragonard par sa belle sœur Marguerite Gérard
Jean Honoré Fragonard, voit le jour le 5 avril 1732 à Grasse dans une famille aisée de gantier.
Champs fleuris et lacis de ruelles seront son terrain de jeux durant son enfance.
Il n’est pas seulement le peintre des plaisirs du siècle des Lumières, il en est l’incarnation. Longtemps ont l’a considéré comme un artiste léger. Il demeure encore le plus séduisant représentant de la peinture d’alcôves et de boudoirs, dans le sillage de son maître François Boucher. Sous le masque frivole dont on l’a trop souvent affublé ce « chérubin de la peinture érotique », comme l’appellent les Goncourt, on découvre un vrai bonheur de peindre et une délicieuse ivresse de liberté…
L’instant désiré
Les Baigneuses (1765)
Les hasards heureux de l’escarpolette (1767)
L’Amour-amitié (1771-1772)
Le verrou (1777)
Watteau, avait « peint l’Amour comme un rêve enchanté, une aurore… »
François Boucher, le maître de Fragonard, « avait célébré des plaisirs plus concrets, une joie de la chair affichée sans complexe …»
Fragonard, « crut pouvoir tenir les deux bouts de la chaîne. Associer le raffinement d’une civilisation portée à la pointe ultime de son élégance avec des voluptés de courtisanes aux joues en feu… »
Le musée du Luxembourg rend hommage à Fragonard, ce peintre de l’amour, avec ses plaisirs et ses tourments, en ce très libertin XVIIIe siècle.
La lumière tournoie, et les jupons s’envolent…
Si vous habitez Paris et sa région, ou si vous passez par la capitale, vous pourrez aller voir cette exposition : « Fragonard amoureux, galant et libertin » au musée du Luxembourg, Paris VIe, du 16 septembre 2015 au 24 janvier 2016.
J’aime beaucoup cette peinture légère, un brin osée, ces parcs où s’ébattent des jeunes gens et jeunes filles dont les jeux et l’amour sont le principal souci ….
Liviaaugustae
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