Par Liviaaugustae
Le Maître d’école
(Adrian van Ostade)
« Il est certains esprits dont les sombres pensées
Sont d’un nuage épais toujours embarrassées ;
Le jour de la raison ne le saurait percer.
Avant donc que d’écrire, apprenez à penser.
Selon que notre idée est plus ou moins obscure,
L’expression la suit, ou moins nette, ou plus pure.
Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement,
Et les mots pour le dire arrivent aisément. »
BOILEAU
Il m’arrive parfois d’avoir des pensées (pas sombres) mais pas toujours nettes, le cerveau tâtonne et les mots, à moi se dérobent…
J’en déduis donc que :
« Comme je conçois mal, les mots pour le dire n’arrivent pas aisément ».
J’ai eu, un professeur autrefois, qui nous tançait souvent en nous répétant inlassablement ces deux derniers vers, de sa voix de crécelle… jusqu’à aujourd’hui je l’entends encore.
Alors je cherche, le mot juste, corrige la phrase, jusqu’à trouver le mot qui dit aisément ce que j’essayais de dire.
Je remercie cette femme qui avait le goût du mieux et qui a toujours essayé de nous l’inculquer !
Il en est resté quelque chose, j’espère que si elle peut nous voir et nous entendre, elle sera heureuse du travail accompli lors de son passage sur terre.
Il faudrait faire apprendre ces quelques vers de Mr Boileau, à moult journalistes et hommes politiques qui assassinent souvent le français lors de leurs diatribes !
Liviaaugustae
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