Je viens de terminer ce recueil de quatre nouvelles de Michel Bussi, qui m'a été offert pour la fête des mères.
Elles sont toutes les quatre très agréables à lire et tiennent en haleine jusqu'à la dernière page.
J'ai passé de bons moments de lecture en compagnie des personnages des quatre nouvelles...
Livuaaugustae
« T'en souviens-tu mon Anaïs » est la première qui donne le titre au livre.
« Une légende tenace veut que la station de Veules-les-Roses, sur la Côte d'Albâtre, ait été lancée en 1826 par une actrice de la Comédie française Anaïs Aubert... Le visiteur a beau multiplier les recherches. S'entêter, s'acharner. Se perdre dans les archives, Mystère...
IL ne reste plus qu'à inventer... »
Un petit extrait :
« Veules-les-Roses. Village perdu. Comme une oasis mythique aux confins des déserts urbains, oubliée des citadins nomades.
Il n'y a personne dehors. L'eau de la Veules semble hésiter entre stagner un peu dans le bassin, rester jouer entre la mousse et les graviers, attendre une truite fario, ou passer sous le pont de grès pour rejoindre plus vite la mer.Indifférentes à l'indécision du courant, les chaumières tremblent dans l'eau de froide. »
« L'armoire normande » :
Un couple de parisien, s'offre un séjour en Normandie dans un gîte, mais quelle n'est pas leur déconvenue, le propriétaire qui les reçoit est bizarre, il les fait attendre devant la porte de longues minutes et quand il vient leur ouvrir, il n'est pas soigné : cheveux hirsute, essoufflé, manches retroussées, col déboutonné et pantalon taché...peut-être de sang.
Ils vont trouver dans leur chambre une magnifique armoire normande qui tient une grande place et est en fait l'héroïne de cette deuxième nouvelle.
Extraits :
« Une longue allée de peupliers menant à un adorable manoir en briques et brocs fleuris, un puits, un colombier et des confettis de fleurs des champs, boutons-d'or et coquelicot, éparpillés comme pour agacer les impeccables étendues vertes de gazon fraîchement rasé. »
« Une fois dans la chambre, ils remarque la superbe armoire normande. Un chef d'œuvre d'ébénisterie. Les vantaux et la corniche de l'élégant meuble n'étaient pas ornés des classiques corbeilles de fruits sculptés, gerbes de blé et autres bouquets de fleurs, mais d'un cortège d'animaux, des plus bucoliques, papillons, colombes et agneaux, aux plus étranges, une licorne, un hibou, un renard et un serpent. La finesse des motifs les stupéfia. Alors qu'elle tendait le bras, le propriétaire la retint, en un réflexe surprenant... »
« Vie de greniers »
Une femme entraîne son mari dans un vide grenier et ce denier, stupéfait retrouve tous les objets qui autrefois ont appartenu à sa famille, jusqu'aux jouets des enfants en bois, fabriqués par un ami menuisier.. ».
Extrait :
« J'attends. Mon regard glisse sur les stands les plus proches. Au fond de moi, je dois bien reconnaître que ce rassemblement de familles se séparant de leurs objets les plus intimes a quelque chose d'émouvant. Des vies entières étalées sur une planche posée sur deux tréteaux. Pour se délester des souvenirs... »
« Je remarque une autre constante des vides greniers, ils sont la poubelle du temps. Tous les exposants bradent les mêmes objets. Démodés quelques saison plus tard... »
« Une fugue au paradis »
La quatrième et dernière nouvelle se passe à la Réunion, (je pense que l'auteur a du passer de nombreuses années dans cette île qu'il a l'air de bien connaître, plusieurs de ses livres s'y passent). Justine, part avec Johana, une copine originaire de la Réunion pour y passer les fêtes de fin d'années, et le soir du réveillon, c'est le drame...
Extrait :
« Justine plante sa petite tente au bord de la plage. Pas même besoin d'un marteau, les sardines s'enfoncent dans le sable, entre les racines des filaos. Elle reste un instant à observer le soleil se coucher derrière la barrière de corail. Le ciel est en feu, les nuages rouges semblent vouloir plonger dans le lagon comme des grands brûlés se jettent en mer, l'océan est d'or, la plage de cuivre, les silhouettes noirs des filaos, posent pour la carte postale, Justine ne prend pas de photos, elle est dedans. »
En arrivant à la fin de cette dernière nouvelle j'ai regretté de refermer le livre !