Comme les pastèques ils sont verts à l'extérieur, mais...toujours rouge à l'intérieur...
Dans un document interne que révèle Il Giornale « Lignes directrices de la Commission européenne pour une communication inclusive », la Commission demande notamment de ne pas utiliser les genres (M., Mlle, Mme), de bannir le mot « Noël », qui serait choquant pour les non-chrétiens, ainsi que les prénoms chrétiens « Marie » et « Jean ».
Aucune interdiction prévue pour le mot « ramadan » dans ce manuel de style.
Plus loin, l’institution recommande aussi de ne pas utiliser le terme « citoyen » car « tous les citoyens de l’UE ne sont pas des citoyens ».
La famille subit aussi les attaques du progressisme européen, invitant à « éviter de lier le concept de famille à un statut juridique ». En avant-propos de ce document interne, la commissaire à l’égalité Helena Dalli écrit : « Nous devons toujours proposer une communication inclusive, en veillant à ce que chacun soit valorisé et reconnu dans tous nos supports, indépendamment de son sexe, de sa race ou de son origine ethnique, de sa religion ou de ses convictions, de son handicap, de son âge ou de son orientation sexuelle. »
Pour Il Giornale : « Derrière la redéfinition de la langue se cache la volonté de changer la société européenne, nos coutumes et nos traditions. »
Tout ces exemples sont rigoureusement vrais et j’ai eu du mal à choisir les meilleurs, tellement ils abondent dans ce document. Grotesque ? Sans aucun doute, c’est même hilarant et consternant à la fois. Mais ces lignes directrices sont surtout extrêmement dangereuses car elles exhalent des relents totalitaires. La langue est l’expression d’une vision politique et sociale, et ce guide ne fait que confirmer la dérive idéologique d’une institution européenne censée représenter le « bien commun ».
Reconnaissant d’abord que le « souci d’effacer toute discrimination est juste», le cardinal Pietro Parolin a déploré la méthode employée par la Commission européenne pour y parvenir : « Effacer Noël n’est pas la façon de lutter contre la discrimination », affirme-t-il. Pour le haut prélat italien, ces préconisations effacent les différences et tendent vers l’uniformisation. Plus encore, elles vont selon lui à l’encontre de la réalité.
« Puis il y a l’annulation de nos racines, notamment en ce qui concerne les fêtes chrétiennes, la dimension chrétienne de notre Europe », a-t-il ajouté.Pour lui, cette tendance qui détruit la différence et les racines signifie au final « détruire la personne ».
Diego Valero
Cependant dans les mairies écolos, Noël reste en grand dangers...
Après Bordeaux et son allergie aux résineux enguirlandés, c’est au tour de la mairie EELV de Strasbourg de prendre une tradition de Noël pour cible : le maudit foie gras.
Déjà proscrit lors des réceptions municipales depuis le début de son mandat, Jeanne Barseghian a tenu à marquer le coup d’envoi du marché de Noël par un rappel de son hostilité au produit.
D'après le service communication de la ville, il s’agit d’un « choix idéologique et personnel » de l’élue qui est « très engagée pour le bien-être animal ». Surtout le canard.
La dinde élevée en batterie reste pour l’instant autorisée dans les salons, ainsi que le homard même s'il est plongé vivant dans l’eau bouillante. Elle trouve cela sans doute plus humain.
Et que la fête s’arrête !