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Les derniers jours de Pompéi...

 

 

 

 

« Le ciel déchiré, à l'Orient, par une immense blessure, saignait, et le sang teignait de rouge la mer. L'horizon s'écroulait dans un abîme de feu. Secouée par de profonds sursauts, la terre tremblait, les maisons oscillaient sur leurs fondations, et on entendait déjà le bruit sourd des tuiles et des plâtras qui se détachaient des toits et des corniches des terrasses, s'abattaient sur la chaussée, signes précurseurs d'un désastre universel. Un craquement sinistre se répandait dans l'air, un craquement d'os brisés, triturés. Et, dominant le fracas, par-dessus les pleurs, par-dessus les hurlements de terreur poussés par le peuple qui courait çà et là en titubant dans les rues comme un aveugle, un cri terrible s'élevait, qui déchirait le ciel...Le cri rauque du volcan. »

 

Ce récit, si authentique, n'est pas dû à un auteur antique . Il s'agit du témoignage de Malaparte, qui assista à l'éruption de 1944, qu'il transcrivit en 1979 dans son roman « La Peau ».

 

Ce ne devait pas être très différent en l'an 79.

 

 

 

Les derniers jours de Pompéi...

Dernier jour de Pompéi (1830-1833)

 

Karl Pavlovich Brioullov

 

 

 

Le 24 octobre 79, en fin de matinée, l'explosion du Vésuve va surprendre les habitants de Pompéi dans leurs occupations quotidiennes et en quelques heures les figer à tout jamais.

 

Et pourtant, en 62 Pompéi avait déjà subit un énorme séisme dû au volcan, il y eut beaucoup de dégâts et la ville se remettait doucement, beaucoup de bâtiments publics étaient inutilisables car il n'avaient pas été réparés, ainsi que bon nombre de maisons. En 79, la ville de Pompéi n'est que l'ombre d'elle même.

 

Soudain, des grondements souterrains se font entendre : « semblables à des mugissements » nous dit Don Cassius et de rajouter « la mer grondait aussi ». Certains habitants on pensé qu'il s'agissait d'une secousse comme ils en avait déjà connues. Mais d'autres mus par la peur commencent à fuir la ville soit par voies terrestres soit par mer. Soudain se fit entendre un immense craquement, comme si la montagne s'écroulait et, d'abord, d'énormes roches furent projetées aussi haut que le montagne ». Car sous la pression magmatique, le bouchon de lave vient d'exploser. La panique alors devient générale et chacun organise sa fuite...

 

Du 24 au 26 octobre le volcan envoie gaz délétère, pierres ponces, nuages de cendre qui enseveli tout, à Herculanum et Stabies c'est le même triste spectacle, il fait nuit, la fumée à avalé le soleil, le niveau de la mer a changé et la côte s'en trouve redessinée.

 

A 13 heures c'est l'heure où Pline l'ancien, est avertit par sa sœur de l'existence d'un étrange nuage qui obscurcit le ciel au-dessus de la montagne. Curieux de nature, Pline veut faire mettre à l'eau une embarcation légère pour aller observer ce phénomène. Mais voici qu'arrive le messager de Rectina qui demande de l'aide. Aussitôt il organise des secours et s'embarque pour Herculanum. Il est en vue de la côte mais il doit renoncer à poursuivre son chemin, surpris par le nuage de cendres et par la chute des pierres ponces qui l'empêchent d'avancer... Pline qui a dû se détourner du rivage pompéien, a gagné Stabies où il est accueilli par son ami Pomponianus, qui s'apprête à fuir par la mer. Il le rassure et va dormir chez lui. Dans la nuit : « le Vésuve brillait en plusieurs endroits de flammes très larges et de grandes colonnes de feu, la clarté étaient avivés par les ténèbres. ». La terre tremble. Les murs de la villa vacillent. Les grondements de la terre finissent par recouvrir les ronflements sonores de Pline. Les ponces s'accumulent sur le toit. Il faut partir en hâte, des oreillers sur la tête pour se protéger.

 

Le corps de Pline est retrouvé sans la moindre lésion. « L'aspect de son cadavre semble plus proche de celui d'un homme endormi que d'un mort. »

 

Le 27 le soleil reparaît enfin.

 

Et pour des siècles Pompéi sombre dans l'oubli.

 

 

 

Les derniers jours de Pompéi...

L'atrium de la maison de Cuspius Pansa

 

 

 

Les derniers jours de Pompéi...

Moulage d'un corps d'homme pétrifié

 

 

 

Les derniers jours de Pompéi...

Un pain pétrifié et un bracelet en or.

 

 

 

Les derniers jours de Pompéi...

 

Un boulanger de Pompéi et son épouse devant leurs pains

 

« Car à Pompéi, on mange beaucoup de pain. On ne cuit plus le pain chez soi, mais on va l'acheter chez le boulanger, il n'y a pas moins de 30 boulangerie dans la ville.

 

Le plus célèbre et le plus riche boulanger est Terentius Neo, sa femme et lui périront dans leur boulangerie lors de l'explosion du Vésuve. »

 

 

 

 

 

 

 

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D
J'ai vu le film, angoissant aussi comme si on y était, je n'y suis jamais allée, un peu loin<br /> Une triste tragédie, comme quoi nous ne sommes que des passagers sur cette terre<br /> Bizz
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L
C'est ici que je me dit que je suis heureux d'être loin d'un volcan
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É
Bonjour Chantal. Je ne suis jamais allée à Pompéi mais ça doit être glaçant comme le dit Rose. Bonne journée et bisous
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G
Je suis allée à Pompéi il y a qq années<br /> J'avais fait un reportage sur mon ancien blog <br /> C'est glaçant quand on va sur place <br /> Bonne journée <br /> Merci pour le tout bien écrit comme d'habitude <br /> Bonne journée :)<br />  
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Z
Une description épouvantable et sanglante dans le roman de cet auteur. Je n'ose imaginer ce que la destruction de Pompéi ait peu être le 24 octobre 79.<br /> Bises et bon vendredi
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