Par Liviaaugustae
J'ai jeté sur cette page, des bribes de poèmes de Paul-Jean Toulet, lus cet été au jardin.
Voilà l'été fini !
Le temps a passé très vite ,et l'argile des chemins n'ont pas garder la trace de nos pas, ni l'oiseau notre souvenir...
Liviaaugustae
« Sur l'océan couleur de fer
Pleurait un chœur immense... »
« Sous le soir jaune et vert nous ne reviendrons pas
Le long du chemin creux qui penche vers Bilhère,
Faustine. Ni, du bois embelli de bruyère,
L'argile n'a gardé la forme de tes pas... »
« Ce n'est pas drôle de mourir
Et d'aimer tant de choses :
La nuit bleue et les matins roses,
Les fruits lents à mûrir.
Ni que tout tourne en fumée
Mainte chose jadis aimée »
« Dans Arles, où sont les Alyscams,
Quand l'ombre est rouge sous les roses,
Et clair le temps,
Prends garde à la douceur des choses,
Lorsque tu sens battre ton cœur sans cause
Ton cœur trop lourd.
Et que se taisent les colombes,
Parle tout bas, si c'est d'amour,
Au bord des tombes. »
« Retourne, comme au temps passé,
Cueillir, près de la dune instable,
Le lys qu'y courbe un souffle amer,
Et grave ces mots sur le sable :
Le rêve de l'homme est semblable
Aux illusions de la mer... »
Paul-Jean Toulet (extraits)
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