Par Liviaaugustae
Les Jeux du Cirque…
Ludi circenses
(Les jeux du cirque)
Munera
(Combat de gladiateurs)
On répète volontiers que les jeux du cirque sont la honte de la civilisation romaine et que les gladiateurs sont tous des esclaves poussés vers l’arène, vers la mort, par des maîtres cruels et sadiques.
Un tel jugement comporte trois erreurs :
Tout d’abord, à Rome, les jeux du cirque n’ont jamais comportés de combats de gladiateurs. Ces jeux, comme leur nom l’indique, se déroulent dans le cirque (à Rome le circus maximus) et présentent des épreuves sportives, athlétiques et surtout hippiques, les célèbres courses de chars (ne pas confondre Ben-Hur et Spartacus).
D’autre part, les esclaves forment peut-être la majorité des gladiateurs, mais il y a aussi dans les casernes les ludi, des hommes libres en nombre non négligeable : ces hommes se lient à un laniste par un contrat (auctoratio) qui leur fait accepter pour le temps de leur engagement des conditions qui les rapprochent peut-être du statut d’esclave.
Un tel contrat peut nous paraître étrange, mais bien des motivations conduisent des hommes et des femmes à accepter d’être gladiateur. Citons en premier lieu le fait de gagner de l’argent, et pas seulement pour échapper à la misère : outre la prime versée au moment de l’engagement, on peut espérer devenir une « star » de l’arène et rafler une fortune. Les vedettes voient leur image et leur nom diffusés sur des milliers d’objets dérivés : mosaïques, peintures, sculptures, lampes, céramiques, verres… (médias de l’époque).
Il ne faut pas occulter chez certains : le goût du risque, de la violence, et même une forme de sadisme.
Enfin les esclaves qui côtoient ses derniers au ludus sont en partie volontaires et pour les mêmes raisons !
Aujourd’hui, rien n’a changé ! Le fric est toujours roi ! Dans tous les domaines, nous avons des « stars » !
Liviaaugustae
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