6 Janvier 2017
Aujourd'hui nous fêtons la visite des Mages à la crèche de Bethléem !
(l'église la fêtera officiellement dimanche 8 janvier)
L'étoile de Bethléem (1920)
Waldemar Flaig
(Image wikipédia)
Les rois mages
Se sont des savants, qui viennent d'Orient,
Où poussent la rose et l'oranger.
L'étoile pour eux s'était levée.
Obéissants mais surtout curieux, ils l'ont suivit.
Elle les a conduit tout au long du chemin.
Voilà qu'elle s'arrête rayonnante,
Au-dessus d'une grotte,
Sur la paille d'une mangeoire, un Enfant dort.
Joseph et Marie veillent et prient à ses côtés,
L'âne et le bœuf, soufflent de concert pour le réchauffer,
Heureux d'être si près de Dieu.
Les Mages apportent dans leurs coffres,
Sur les chameaux aux dos bossus :
L'or, l'encens et la myrrhe.
Devant ce tout Petit, tous trois s'agenouillent
Pour Lui offrir leurs riches présents.
Et le ciel et la terre chantent alléluia !
Liviaaugustae
« Les Pères de l'Église, comme Irénée de Lyon (IIe siècle), voyaient dans l'or la reconnaissance de la royauté de Jésus, dans l'encens celle de sa divinité, dans la myrrhe sa mort sur la croix, donc son humanité.
L'or, l'encens et la myrrhe disaient donc la véritable identité et la grandeur encore cachée de l'enfant nouveau-né, Fils de Dieu. «
Un peu d'histoire
Les astrologues babyloniens avaient calculé avec une précision étonnante la venue de l'étoile du Messie. Ils attendaient la naissance du « dominateur du monde » à partir de l'an 7 avant Jésus Christ, donc à l'époque où vivait Marie de Nazareth !
Kepler, un des pères de l'astronomie moderne, observa en décembre 1603 la conjonction très lumineuse (c'est-à-dire la rencontre sur une ligne droite) de Jupiter et de Saturne dans la constellation des Poissons. Il établit grâce à ses calculs que le même phénomène (qui provoque une intense lumière dans le ciel étoilé) devait s'être produit également en l'an 7 avant JC, puis découvrit ensuite un ancien commentaire de l'Ecriture, du rabbin Abarbanel, rappelant que, selon une croyance des juifs, le Messie devait apparaître précisément lorsque, dans la constellation des Poissons, la lumière de Jupiter et de Saturne ne ferait plus qu'une !
Or pour les astrologues babyloniens, cette conjonction qui ne s'observe qu'une fois tous les 794 ans s'était produite 3 fois en 7 avant JC : le 29 mai , le 1er octobre et le 25 décembre. Ils considéraient donc la constellation des Poissons comme le signe de la fin des temps, c'est-à-dire du commencement de l'ère messianique.