Je vous partage cet article lu dans une de mes revues.
L'été, c'est l'époque, où beaucoup de personnes s'installent derrière un volant pour partir en vacances ou se balader.
Il est vrai que les gens au volant ne sont plus tout à fait les mêmes, mon mari était un homme courtois, calme et pondéré... mais dès qu'il s'installait au volant, il devenait méconnaissable, (il détestait conduire), il ronchonnait et émaillait sa conduite de m....e !
J'avoue que j'en fais autant, je m'énerve : contre ceux qui dépassent inconsidérément, ceux qui louvoient et passent d'une file à une autre, mais aussi contre ceux qui ne vont pas assez vite, et puis je déteste souverainement me retrouver coincée derrière un camion ou une caravane, j'essaie de les dépasser... Et pourtant je sais que çà, ce n'est pas bien du tout !
Et comme ma voiture, n'est pas la chose la plus importante pour moi, je ne lui voue pas d'amour inconsidéré, cependant je la nettoie, extérieur et intérieur, car je n'aime pas la saleté, ni dans ma maison, ni dans ma voiture.
Et pour vous quand est-il ?
Livia
(image internet)
C'est qui tous ces malotrus, ces chauffards, ces harpies?
Lui, nous, vous... À vrai dire, nous sommes nombreux à n'être plus totalement nous-mêmes au volant. Les explications de nos experts.
"Dès que je me retrouve au volant, j’ai l’impression de devenir une autre personne... et le changement n’est pas franchement positif! Je suis capable de klaxonner, hurler, lancer des bordées d’injures aux autres automobilistes qui commettent des fautes. c’est plus fort que moi, je suis débordée par la colère."
- Une voiture aurait-elle le pouvoir de nous désinhiber et de libérer nos pulsions les plus sauvages? Il semblerait bien que oui! "Beaucoup de gens se permettent au volant des excès qu’ils ne commettraient jamais dans la vie. Dans une voiture, nous nous retrouvons comme dans une bulle, coupés du monde extérieur: nous ne sentons ni la vitesse ni les chaos, percevons les bruits de loin. De quoi amoindrir notre conscience des autres, notre capacité à les prendre en compte et donc à supporter leur présence", explique Jean-Pascal Assailly, psychologue, expert en éducation à la sécurité routière.
C’est grave, Docteur? "Se laisser aller à quelques débordements verbaux en tant que conducteur n’est pas dramatique en soi. Cela peut même offrir une occasion de défoulement. à condition toutefois de ne pas avoir de passager à bord: il n’a pas à supporter notre violence. Et de garder nos fenêtres fermées afin que les destinataires de nos invectives ne les entendent pas", avance Martine Teillac, psychanalyste
"Depuis que certaines routes secondaires sont limitées à 80km/h, cela me gâche le plaisir de conduire. Je me sens contraint car je suis obligé de surveiller mon compteur en permanence pour ne pas dépasser la vitesse autorisée. À quoi bon embêter les gens avec tous ces interdits? bientôt, on ne pourra plus conduire du tout!"
- "On est heureux Nationale7", chantait Charles Trenet, célébrant les paysages défilant sous les yeux des conducteurs qui empruntaient cette célèbre route... "La voiture, depuis son invention, a toujours été synonyme de liberté. Avec ce moyen de transport, à la différence du train ou de l’avion, nous pouvons choisir l’heure de départ et le trajet. Toute limitation à cette omnipotence est donc vécue par beaucoup comme véritablement liberticide", décrypte Jean-Pascal Assailly.
Même si conduire moins vite peut contribuer à sauver des vies? "Quand il est question de liberté individuelle et de plaisir personnel, les arguments rationnels peinent à convaincre. C’est le règne du "moi je"! Je suis prudent, je sais adapter ma vitesse, objectons-nous. Oubliant les autres, ceux qui peuvent s’endormir au volant, être ivres ou étourdis, l’enfant qui traversera sans prévenir...", note le psychologue.
"Et si nous décidions tout simplement d’obéir aux limitations de vitesse, sans râler, comme des adultes responsables et soucieux de la sécurité de tous? Notre liberté se situe heureusement ailleurs que dans la vitesse à laquelle nous conduisons!"
- Sur la route, 80% des tués sont des hommes. "Ce chiffre témoigne à lui seul des spécificités de la conduite masculine: nerveuse, jouant fréquemment avec la prise de risques et la transgression des règles. Les femmes, qui conduisent généralement avec plus de prudence, apprécient assez rarement ce style trop viril à leur goût et n’hésitent pas à émettre des reproches. De leur côté, les hommes ont parfois bien du mal à tenir leur langue quand leur compagne est au volant, moquant son manque d’initiative pour dépasser ou sa vitesse ridiculement basse. "Le vieil adage 'femme au volant, mort au tournant' est hélas - et contre toute réalité - encore bien ancré dans les esprits.
Et les hommes ne se gênent pas pour le marteler auprès de leur femme". Bref, le contexte est explosif et propice aux conflits. La solution pour calmer le jeu? "S’interdire toute remarque sur les compétences de conducteur de l’autre. Admettre que celui qui est au volant est seul maître à bord et responsable de la sécurité des deux!"
"Ma Fiat 500 a quinze ans, des coups et des rayures partout sur la carrosserie! si je suis plutôt maniaque en ce qui concerne ma maison, je suis beaucoup plus cool avec ma voiture. Je ne la lave ni ne l’aspire jamais, je l’entretiens au minimum. Pour moi, c’est un outil purement utilitaire pour aller d’un point a à un point b".
Il paraît que c'est une réaction Réaction typiquement féminine.Toutes les recherches convergent pour constater que les femmes sont peu matérialistes, beaucoup plus intéressées par les relations avec les autres humains que par les objets. Leur voiture n’a pas plus de valeur à leurs yeux qu’un four à micro-ondes ou un sèche-cheveux, des ustensiles leur facilitant la vie, ni plus ni moins!"
Sans porter une affection débordante à notre véhicule, attention tout de même à ne pas trop le négliger. "D’abord pour des raisons de sécurité. Ensuite parce qu’une voiture sale dans laquelle s’amoncellent les tickets de parking, les emballages vides et les mouchoirs usagés ne s’avère pas très accueillante pour ses passagers".
La jeune génération - vit une grande histoire d’amour avec leur voiture! "Ils s’identifient à elle, la considèrent comme un prolongement d’eux-mêmes, le symbole de leur puissance et de leur virilité, un booster de leur ego.
Celle-ci lui raconte une tout autre histoire sur lui, celle probablement d’un homme encore jeune et partant libre sur les route. Si nous sommes animés par une telle passion automobile - et capables de véritables psychodrames pour une minuscule rayure! -, gardons en tête que notre comportement peut se révéler lourd à supporter par nos proches. Sachons raison garder...