Connaissez-vous les « maringouins » ?
Ce sont tout simplement les moustiques responsables de la malaria !
Ils foisonnent sous les tropiques et gare au paludisme et surtout à la dengue et n'en déplaise aux féministes, c'est la femelle qui pique et refile la dengue et c'est assez coton, j'en parle savamment ayant été piquée à l'âge de 19 ans, j'ai attrapé la dengue et suis resté malade durant de long mois... et j'ai peiné à remonter le courant, malgré antibiotiques et quinine.
Je vais vous parler aujourd'hui de ces maringouins qui nous rendent malades et de la découverte de la quinine.
Livia
La Malaria
Ernest Hébert
Le paludisme figure depuis toujours parmi les maladies les plus meurtrières pour le genre humain.
Sa transmission à l'homme se fait par la piqûre de certains moustiques anophèles, qui se reproduisent en milieu aquatique. Les principaux foyers de la maladie se situe donc à proximité de marais, d'où l'éthimologie du terme (du latin palus, « marais » « étang »), aussi appelé « malaria » (de l'italien – mal'aria, « air vicié »). Parmi ses symptômes figurent la fièvre, les frissons, les douleurs articulaires, la perte d'appétit, les vomissements et les douleurs abdominales. A la soudaine sensation de froid éprouvée par le malade pendant l'accès dit « palustre » succèdent des poussées de fièvre tierce ou quarte, qui surviennent toutes les 48 ou 72 heures.
A l'heure actuelle on recense chaque année environ 350 mille cas dans le monde...
La situation changea radicalement au début du XVIIe siècle avec la découverte par des médecins européens des vertus thérapeutiques du quinquina, un arbuste qui pousse dans certaines régions de la Cordillère Andes. L'écorce de cet arbre contient différents alcaloïdes naturels dont la quinine, la cinchonine et la cinchonidine qui soulage les symptômes du paludisme. La quinine fut le plus décisif des nouveaux médicaments découverts en Amérique et rapportés en Europe par les Espagnols au XVIe et XVIIe siècles.
Donc le Maringouin peut désigner :
un moustique au Canada, en Guadeloupe, à la Martinique en Haïti et en Louisiane et en montagne bourbonnaise
Attention danger, regardez son abdomen, il est tout rouge et gonflé du sang qu'il a déjà aspiré !
(image internet)
Les Culicidés, appelés moustiques ou encore maringouins, forment une famille d'insectes appelée Culicidae. Classés dans l'ordre des Diptères et le sous-ordre des Nématocères, ils sont caractérisés par des antennes longues et fines à multiples articles, des ailes pourvues d’écailles, et des femelles possédant de longues pièces buccales en forme de trompe rigide de type piqueur-suceur. À ce jour, 3 546 espèces de moustiques réparties en 111 genres sont inventoriées au niveau mondial mais un bien moins grand nombre pique l'humain.
Le moustique joue donc un rôle au sein de nombreuses chaînes alimentaires. Les adultes mâles et femelles se nourrissant de nectar de fleurs, ils participent à la pollinisation des plantes, au même titre que les autres diptères, que les papillons ou les hyménoptères.
Bien que source de graves problèmes de santé publique, les moustiques (parfois favorisés par les aménagements ou comportements humains) font partie de la diversité biologique et fonctionnelle des zones humides, où ils ont une importance pour le cycle du carbone, de l'azote notamment et même une valeur de bio indicateur selon des biologistes tels que Martina Schäfer (2004) et Willott (2004). Ils font partie des espèces qu'on trouve dans les points chauds de biodiversité, y compris en Europe.