Par Liviaaugustae
Lapyx retirant une pointe de flèche de la cuisse d'Enée
(Fresque découverte à Pompéi)
La première mention relative à la médecine de guerre dans l'Antiquité remonte à Homère qui dans l'Illiade (8e siècle avant J.C. fait apparaître les noms de deux soldats médecins de l'armée grecque fils du dieux de la médecine Asclepios.)
Les chefs militaires de l'Antiquité emmenaient des médecins ou leur médecin privé dans leurs expéditions. Les rois de Macédoine étaient accompagnés de leurs médecins personnels et, plus tard, les empereurs romains firent de même. Ces médecins privés ne réservaient pas leurs soins aux seuls dignitaires : ils étaient au service des soldats blessés. Ces médecins devaient maîtriser l'extraction des traits, l'anesthésie, l'antisepsie, la couture des plaies, la cicatrisation et devaient également tenter d'apaiser la douleur.
Le recours aux minéraux, aux substances animales et surtout aux plantes médicinales, complétaient l'arsenal de la médecine de guerre. Pour une grande part les vertus de ces mêmes plantes, sont toujours reconnues aujourd'hui et nombres d'entre elles sont inscrites aux pharmacopées modernes. Ces plantes poussent de manière spontanées et en abondances en Europe et dans le Bassin méditerranéen.
Ces plantes comme la Jusquiame, la petite centaurée, le millepertuis, la verveine et le pavot, poussaient dans les jardins médicinaux des camps militaires, mais aussi étaient glanés le long des chemins et autour des campements d'étapes, ce qui permettait d'approvisionner les pharmacies collectives ou individuelles aidant les médecins à soigner les soldats.
Papaver argemone
(Le pavot semblable au coquelicot, mais les pétales ne se chevauchent pas)
Verbena officinalis (verveine)
(Est parfois aussi appelée Herbe sacrée, Veine de Vénus ou Herbe aux sorcières.)
Bien que les médecins de cette époque semblaient avoir toujours les remèdes qu'il fallait sous là main... quand il y eut la peste à Rome, il ne purent rien y faire, et cette peste tua 1/3 de la population de Rome.
Livia
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