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Les mémoires d'un chien...

 

 

 

 

 

 

Bonjour à tous, vous rappelez-vous de moi, Pacha, le chien de Marie ?

Je vous ai  raconté la réception de son mariage, et je vais vous conté aujourd’hui une tranche de vacances à la Prise-D’eaux, et de  baignades à la rivière…

Tous les matins, Marie, ses frères et sœurs, allaient se baigner à la rivière, j’adore les bains moi, mais pour une obscure raison, ils traînaient les pieds pour m’y emmener…

Il fallait ouvrir l’œil et le bon ! Je faisais donc semblant de dormir, couché sous les cordes à linge où séchaient maillots et serviettes, et dès que l’un d’eux venait chercher sa panoplie de bain, je m’élançais sur le chemin qui descendait vers la rivière, je flânais, je humais les herbes qui poussaient sur les talus, en surveillant leur arrivée du coin de l’œil…

Bien entendu, lorsqu’ils s’apercevaient de ma présence, ils m’ordonnaient de retourner à la maison, mais tintin, je faisais la sourde oreille  et continuais à batifoler en descendant le chemin. Quand j’estimais que le danger de retour à la maison était passé, je me joignais au joyeux groupe qui riait et s’esclaffait en descendant le morne*, sous le soleil, dans la chaleur de onze heures.

Les mouches vrombissaient, les ailes des  libellules qui dansaient, zébraient la lumière d’éclairs bleus, des  plantes et des herbes folles surchauffées, montaient de lourds et capiteux parfums poivrés…

Sitôt arrivés au bord de l’eau, nous plongions tous, moi itou, dans l’eau claire de la rivière, après la chaleur du  soleil, s’était merveilleux !

L’eau chantait en cascade, la vie était belle, et l’heure de la baignade passait doucement éclaboussée de rires… 

Lorsque nous remontions vers la maison, peu de parole et de rire, tout le monde avait  faim !

Nous prenions le repas sous la galerie*, la grande table était déjà dressée et de la cuisine nous arrivaient de suaves effluves, qui attisaient encore notre faim.

Je m’installais sous la table, près de Marie, qui me glissait des petits morceaux de viande, en apéritif, et après le repas, mon assiette bien garnie, était installée devant la cuisine.

Les oiseaux se taisaient,  tout le monde parlait bas, à part le vrombissement de quelques mouches, le silence pesait sur la campagne dans la touffeur de l’après midi, c’était l’heure sacrée de la sieste !

Je m’installais au bout de la galerie sur le frais carrelage, l’alizé chuchotait dans les feuilles, et son murmure  m’emportait au pays des songes…

 

*Morne : Petite colline en Guadeloupe

*Galerie : véranda en Guadeloupe

 

 Parti « à la recherche du temps passé », j’ai retrouvé un petit bout du paradis de ma jeunesse…

C’est vrai que tous les jours, comme s’il avait une montre, ce chien allait s’allonger au-dessous des cordes, où séchaient maillots et serviettes depuis la veille.  Et nous n’avons jamais pu l’arrêter.

Si nous hésitions à emmener Pacha à la rivière, c’est parce qu’il courait après les gens que nous rencontrions sur le chemin, tout en aboyant, et les effrayait,  nous avions peur   qu’il ne les morde de surcroit.

Cependant, nous étions assurés d’être tranquilles le temps de la baignade, lorsqu’il  était présent.

Liviaaugustae

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L
Bonsoir Brigitte,<br /> Après avoir écrit pour Quichottine les mémoires de ce chien (inventée), je fais encore parler Pacha, en remontant dans le temps... Cela m'amuse énormément. Bisous
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É
J'ai bien aimé te lire. Belle histoire vécue, avec ce chien baigneur. Ca m'a donné envie de me baigner aux Antilles. Bisous
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L
Tu as tout à fait raison flipperine, il faut tenir les chiens en laisse, mais...comment faire avec cet olibrius, qui filait sans nous demander la permission, et pour le rattraper  c'était un véritable problème, car il n'obéissait qu'à son maître, mon père, et ce dernier n'était pas là dans la journée il était au travail!
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F
un chien rassure mais dans les chemins il faut le tenir en laisse
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L
Bonsoir Esclarmonde,<br /> Ce furent des vacances de rêve et j'en garde un merveilleux souvenir,<br /> Lorsque nous nous retrouvons avec mes frères et soeurs, nous nous rappelons ces délicieux moments. <br /> Le chien et nous, nous avions en effet "la belle vie!"
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