Par Liviaaugustae
Senteurs de la nuit…
[…] Au loin s’étendait la mer gris-perle, avec des feux de navires.
Toutes les exhalaisons humaines étaient tombées, avec les odeurs d’épices…
Il n’y avait plus que le suave parfum des orangers, avec je ne sais quelle autre senteur fraîche et saine, qui monta de la campagne comme un rajeunissement.
L’air avait ce calme tiède de la nuit ; un souffle de vent, qui se soulevait à intervalles réguliers comme la respiration des choses, faisait remuer derrière eux les feuillages du bois. […]
Pierre LOTI
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