Par Liviaaugustae
Les Rumbs… la maison rose.
Christian Dior, naît à Granville en janvier 1905.
La villa est de style Belle Epoque, sur les hauteurs de Granville, en haut d’une falaise. Elle est construite par l’armateur Beust à la fin du XIXe siècle au milieu d’un parc.
Dotée d’un jardin d’hiver, elle est nommée « Les Rumbs », nom venant des 32 points d’une rose des vents. Cette villa est celle de l’enfance du futur couturier : ses parents achètent celle-ci alors qu’il est âgé d’un an. Sa mère Madeleine cultive, dans le jardin anglais, des fleurs qui marqueront plus tard la carrière du couturier, que ce soit pour les robes qu’il dessine, les parfums portant son nom, ou plusieurs décennies après, la joaillerie de Victoire de Castellane.
Les rosiers du jardin des Rumbs…
Les roses, avec le muguet (qui longtemps après inspireront le parfum Diorissimo), deviennent ses fleurs favorites.
Quand il a l’âge de 6 ans, sa famille décide de s’installer à Paris, mais conservent la villa. Il y reviendra chaque été durant sa jeunesse, entretenant le jardin et perfectionnant ses connaissances botaniques, il prend du temps pour lire les catalogues d’un grainetier.
A vingt ans, il y dessine le plan d’eau et la pergola, aménageant ce qui sera plus tard « le Jardin Christian-Dior ».
Tête de Christian Dior dans le jardin des Rumbs…
Dans les années 1930, sa mère meurt. Son père, joueur au casino de Granville, est ruiné. La ville achète « les Rumbs ».
Le couturier dira plus tard à propos de cette maison : »Ma vie, mon style, doivent presque tout à cette maison. […] Crépie d’un rose très doux mélangé avec du gravier gris, ses deux couleurs sont demeurées en couture mes teintes de prédilection. »
Dans les années 30, la ville prévoit de raser la villa pour créer un plan d’eau. Le projet est finalement abandonné et un jardin public ouvre en 1938.
Sous l’impulsion de Jean-Luc Dufresne, la transformation en musée se fera en plusieurs étapes dans les années 90.
Ce musée sera géré par l’association « Présence de Christian Dior » à partir de 1993, avec le soutien financier de Dior et de plusieurs autres donateurs.
Ce musée est le seul labellisé « Musée de France » exclusivement dédié à un couturier.
Exposé au musée, un modèle de 1947, année du newlook.
Ce modèle est exposé de nos jours à Moscou.
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