Du Nord au Sud, toutes les régions de France sont riches en spécialités et nous offre chaque année leurs trésors gourmands, selon que l'on fête Noël ici où là !
Et comme cette année nous sommes privés de fête de Noël, je vous invite à parcourir la France pour déguster des yeux les spécialités que nous offre nos régions.
Livia
En Bretagne on trouvera au début du repas des grands plateaux de fruit de mer.
Mais il y a aussi la bûche de Noël : On l'appelait «Kef Nedeleg»
Les coutumes et les croyances anciennes sont nombreuses : la bûche de Noël était une bûche énorme, provenant d'un hêtre, d'un chêne, d'un ormeau ou d'un arbre fruitier. On l'appelait «Kef Nedeleg» et on l'aspergeait d'eau et de sel avant de la brûler
En Aquitaine on déguste des « guinettes » :
Les guinettes sont des cerises griottes macérées dans de l’eau-de-vie qui, une fois la saveur et la texture souhaitées obtenues, sont enrobées de chocolat. Une opération délicate qui a généralement lieu chez les chocolatiers début décembre.
Elle est également appelée "cougnolle" ou "cougnou" en Belgique, la coquille de Noël est censée représenter le Petit Jésus emmailloté. Les boulangers la vendent entre la Saint-Nicolas et Noël. Autrefois, il était de coutume d’en offrir une aux enfants le matin du 25 décembre, avec une orange.
Selon les régions, la recette varie: des raisins secs, des grains de sucre ou des pépites de chocolat peuvent être ajoutés à la recette. La coquille se savoure tout au long du mois de décembre, de la Saint-Nicolas jusqu’aux fêtes.
En 1790, le sieur Papillot tenait une confiserie dans le quartier des Terreaux, à Lyon. Le commerçant constatait que des chocolats disparaissaient… C'est son employé, amoureux d'une jeune femme, qui subtilisait quelques douceurs et les emballait d'un mot doux pour la demoiselle. Le patron découvrit l’entourloupe et renvoya son employé… Mais il conserva l'idée inventive en remplaçant les mots doux par des devinettes et des rébus. La commercialisation des papillotes était née ! (C'est une jolie histoire d'amour qui engendre ces papillotes, il paraît qu'aujourd'hui, on trouve des citations dans ces papillotes)
Les rissoles de Savoie se dégustent à Noël, lors des fêtes ou des repas de famille. Ce sont de petits chaussons en pâte feuilletée fourrés avec un mélange de raisins, pruneaux et, cuits en friture. À la base, ces mets se réalisaient avec des poires tardives. Ces poires dites "à rissoles" ne pouvaient pas se consommer crues. Elles avaient une chair blanche qui rougissait après une longue cuisson. (Ces petits chaussons fourrés à la poire même tardive, sont très tentants)
C’est le gâteau indispensable des 13 desserts provençaux. C’est une sorte de pain brioché qui doit être rompu et non coupé. Il peut être trempé dans du vin.
Ce rituel consiste à servir, après le "gros soupé", 13 desserts sur la table, 12 pour les apôtres et un pour le Christ. Certes la liste des treize desserts de Noël change d’une ville de Provence à une autre, mais il y a toujours une base commune: les quatre mendiants (les raisins secs, les figues sèches, les amandes et les noix), les nougats, des fruits frais ou confits, des noisettes, des confiseries (des calissons, par exemple) et une pompe à huile, mais...jamais de bûche aux marrons !