Par Liviaaugustae
Attendons de voir tous ces tatoués quand leur peau vieillira et plissera... j’ai vu deux tatoués plissés dans la salle d’attente de mon médecin, c’était vraiment affreux, tout dégringolait !
Livia
Tatouages…
(image pixabay)
Chez les Grecs, le tatouage est connoté négativement. Il est un attribut de personnages sombres de la mythologie, comme la ménade qui figure sur cette céramique. Ces nymphes, qui frôlent la folie et servent Dionysos, portent des tatouages en guise de camouflage.
Depuis plus de trois mille cinq cents ans, les Inuits installés dans les paysages glacés d’Amérique du Nord et du Groenland pratiquent une méthode de tatouage nommée le tatouage cousu. Les motifs sont réalisés à l’aide d’une aiguille en os ou en ivoire et d’un fil (un tendon d’animal à l’origine), trempé dans un mélange de suie, d’eau et d’urine. Le fort taux d’ammoniac permet d’éviter les infections. Lorsque le fil passe sous la peau, il laisse ainsi un point d’encre sous l’épiderme. (Je trouve épouvantable ce genre de tatouage ! Livia)
A une époque où le tatouage est réservé aux voyageurs et aux mauvais garçons, l’héritier du trône d’Angleterre en personne, le futur Edouard VII, se fait graver une croix de Jérusalem dans une échoppe de Jaffa. Il faut dire que « Dirty Bertie », comme il sera surnommé en raison de ses nombreuses frasques, a l’esprit curieux et plutôt aventureux. Ses deux fils, le duc de Clarence et le duc d’York – futur roi George V – imiteront leur père et se feront tatouer lors d’un voyage à Yokohama, au Japon. (Celui-là était donc un mauvais garçon, comme il y en a toujours aujourd’hui dans la monarchie britannique. Livia)
Quand je vous disais que les tatouages étaient barbaresques !
Dans les camps de la mort nazis, où les prisonniers sont réduits à un simple matricule encré sur leur bras, le tatouage devient la marque de la déshumanisation.
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