Par Liviaaugustae
Tout comme ceux d'aujourd'hui, les touristes romains quittaient leur pays pour aller visiter le Bassin Méditerranéen.
Comme on le constate, rien ne changent sous le soleil, 2000 mille ans après, les hommes continuent de crapahuter de par le monde pour... visiter, sans prendre le temps de visiter ce qu'ils ont chez eux !
Mais, « Ailleurs l'herbe est-elle vraiment plus verte ? »
Livia
Le Colisée à Rome
(image internet)
Temple de Zeus Olympien à Athènes
(image internet)
Les touristes de ce temps-là privilégient d'avantage la partie orientale du bassin méditerranéen, pour la simple raison que les villes d'art se trouvent dans le monde hellénique et en Egypte.
Tout ce qui est situé à l'ouest de la péninsule italienne ne présente guère d'intérêts à leurs yeux. Quels sont les destinations à l'époque romaine, mis à part la capitale Rome : la Grèce arrive en tête suivie par l'Asie mineure et l'Egypte.
Ces régions de l'Empire ont un parfum d'exotisme et toute la magie des terres lointaines. A ces hauts lieux du tourisme antique il convient d'ajouter la Sicile, où gravir l'Etna au début de notre ère est une aventure digne de l'ascension du Kilimandjaro aujourd'hui. Mais l'endroit le plus visité est bien sûr la ville de Rome. Ceux de ses habitants qui la quittent pour jouer eux-mêmes aux touristes s'attirent les railleries de Pline le Jeune. Il leur reproche d'entreprendre de longs voyages en Orient pour admirer des œuvres lointaines alors qu'ils ignorent celles qu'ils ont chez eux : « Des curiosités qui nous font mettre en route, passer la mer, nous laissent indifférents si elle se trouvent à la portée de nos yeux. Nous recherchons ce qui est éloigné, peu soucieux de ce qui est proche de nous... » En somme, rien n'a changé depuis 2000 ans.
Alberto Angela
(Extrait de Empire)
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