Par Liviaaugustae
Jean-Baptiste Labat
(dit père Labat)
Missionnaire dominicain mais aussi architecte, botaniste, ethnographe, explorateur et homme de guerre, Jean-Baptiste Labat à une âme de conquérant. Fin 1693, il débarque à Saint-Pierre, capitale de la Martinique. La trentaine, visage sévère et déterminé, l'homme d'église est chargé de remettre sur pied la paroisse de Macouba, dans l'extrême nord de l'île. Maniant l'épée contre les anglais et le fouet contre les quimboiseurs (sorciers aux Antilles), le gaillard ne considère pas les esclaves antillais comme gens idiots et laids. IL voyage en Guadeloupe, visite la Dominique et les îles anglaises et néerlandaises, fondent les paroisses du Robert et Le François sur la côte Atlantique de la Martinique. Il développe surtout l'industrie sucrière, faisant de la plantation de Macouba, l'une des plus florissante de l'île. On lui doit d'avoir importé e premier alambic, pour distiller l'eau de vie de cannes. Avant lui, le tafia obtenu par la fermentation des mélasses de l'industrie sucrière et leur distillation grossière donnait un alcool juste bon à donner du cœur à l'ouvrage aux esclaves, aux corsaires et aux soldats. Le père Labat prête à la "guildive" la vertu de soigner les maladies tropicales. Mais il faut attendre 1870 et la crise de l'industrie sucrière aux Antilles pour que des sucreries se mettent à la distillation du jus de canne fermenté, donnant ainsi naissance au rhum agricole, une particularité des Antilles françaises.
Ruines d'une tour du père Labat à Baillif en Guadeloupe
Sur toutes nos routes en Guadeloupe, on rencontre les tour ou les moulins crées par le père Labat, qui autrefois ont broyés la cannes pour en faire du rhum.
Le moulin ci-dessus a été complètement rénové.
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