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Littérature

 
 
 
 
 
 
LE GOUT DES MOTS
Voyage passionnant et amusant aux origines de nos expressions courantes empruntées à l’Antiquité.
 
DEUS EX MACHINA
(La soudaine intervention d’une cause improbable pour résoudre une situation inextricable)
 
 
Dans le théâtre grec, le « mêkhanê », ou « machine », était une grue qui pouvait soulever les acteurs au-dessus de la scène comme s’ils pouvaient voler. Cette version antique des « effets spéciaux » était un moyen pratique pour les dramaturges qui avaient rendu leurs intrigues trop tortueuses et avaient besoin d’une intervention divine pour remettre les choses dans l’ordre.
L’auteur Euripide était un utilisateur notoire de ce « mêkhanê ». Dans sa pièce Oreste, une histoire complexe de kidnapping et de meurtre se termine par un face-à-face tendu entre le roi de Sparte Ménélas et le héros Oreste.
La scène s’achemine vers un moment tragique, mais la tension est immédiatement désamorcée par l’apparition d’Apollon, qui descend suspendu par la grue, dit à Ménélas de rentrer chez lui, envoie Oreste se faire juger et marie tous les autres personnages entre eux avant de disparaître dans les airs vers l’Olympe.
 
 
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La phrase est restée en français par l’intermédiaire du poète Horace, qui identifiait le « deus ex machina » (ou dieu venu par la machine) comme un moyen médiocre d’écrire une histoire, un procédé qui devait être évité.
 
Malheureusement, si l’on en juge par la majorité des productions télévisées actuelles, la critique d’Horace n’a pas réellement entamé le charme du « deus ex machina »…
 
Ferdie ADDIS
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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