J'ai écrit ce souvenir de mes jeunes années pour le jeux Café/thé N° 96 de Brigitte alias : écureuilbleu http://www.unebonnenouvelleparjour.com
Mes souvenirs d'enfance, je les chéris et les garde précieusement au fond de ma mémoire, pour m'en délecter quand le ciel est gris et que le spleen s'empare de mon âme...
La notre était beaucoup moins sophistiquée
(image internet)
Ma cabane dans un arbre perchée...
Dans le petit bois non loin de la maison, avec mes frères et mes cousins, nous avions construit une cabane dans un arbre.
C'était un petit bois, où poussaient en bonne entente, des canneliers, des bois d'Inde et quelques autres dont nous ne savions pas le nom, quand on écrasait les feuilles des canneliers et des bois d'Inde entre nos mains, il s'en dégageait un parfum musqué, sauvage, mais délicieux.
Nous avions « emprunté » l'échelle dans le garage pour y grimper, mais nous avions aussi installé une corde pour les plus sportifs et avons pillé les placards à la maison, afin d'approvisionner le petit coffre de la cabane, nous le ramenions le soir de peur qu'il ne soit pillé à son tour, maman nous avait permis d'y apporter de vieilles couvertures sur lesquelles nous nous prélassions, en écoutant la radio, sur laquelle nous avions fait main basse, (elle ne resta pas longtemps, nous fûmes sommés de la ramener le soir même), tout en grignotant les fruits de nos larcins : gâteaux secs et chocolat en buvant de la limonade au citron.
Nous avons passé de merveilleux moments dans cette cabane, pleins de gaieté et d'éclats de rires.
Nous avons un jour décidé d'y coucher, afin d'en profiter vraiment, et après le siège de maman qui dura pratiquement tout l'après midi, l'autorisation fut accordée.
Ce fut une deuxième razzia : lampes de poches, matelas gonflables (de plage) ainsi que nos oreillers respectifs.
Bien mal nous en a pris, vers 23 heures, alors que le sommeil alourdissait nos paupières, une pluie diluvienne comme il en tombe sous les tropiques, s'est abattue sur la campagne.
Les quelques tôles très mal jointes qui nous servaient de toit, laissaient passer la pluie, le vent secouait l'arbre sur lequel était campée la cabane, froissait les feuilles et faisait craquer les branches de façon inquiétante, nous étions à moitié rassurés, je vous garantie que les garçons eux-mêmes n'en menaient pas large.
Descendus de notre arbre en quatrième vitesse, nous avons couru vers la maison et sommes arrivés trempés comme des soupes sous la galerie, toutes les portes de la maison étaient clauses, il fallut réveiller les adultes .
Que croyez-vous qu'il arriva ?
Nous avons été attrapés, puis étrillés, bouchonnés, changés et remis dans notre « vrai dodo », manu militari par un père furieux d'avoir eu sa nuit coupée !
Ce fut la première et la dernière nuit que nous passâmes dans notre cabane dans l'arbre du petit bois.
Il faut avouer que le début de nuit agitée que nous y avions passé, nous avait vaccinés, personne n'en a plus jamais reparlé.
Liviaaugustae