J'ai souvent entendu dire pis que pendre des « bonnes sœurs » !
Mais aujourd'hui, voilà qu'on les retrouve tout naturellement au service de leur prochain et dans leurs couvents, elles fabriquent des masques pour palier au manque de ses derniers qui aideront les gens à se protéger de ce virus mortel, puisque l'Etat ne l'a pas fait!
Nous les remercions, et nous espérons que les « bonne sœurs » dans les couvents de France copieront leurs alter ego italiennes et espagnoles !
Avant ces religieuses, en septembre 590, Saint Grégoire le Grand, soigna les pestiférés à Rome
Puis mille ans après saint Charles Borromée en 1575, soigna lui aussi la peste revenue à Milan
Et Monseigneur Belsunce soigna encore la peste revenue à Marseille en 1720.
L'Eglise n'a jamais abandonné les malades et elle continue aujourd'hui à soigner le corona !
Je viens de lire qu'un prêtre médecin est revenu travailler dans l'hôpital où il avait soigner avant de rentrer au couvent au grand contentement de ses anciens confrères.
Livia
« La décadence d’une société commence quand l’homme se demande : “que va-t-il arriver ? ” au lieu de se demander : “que puis-je faire ?” ».
Denis de Rougemont
Mona Lisa masquée et protégée du virus.
(image pixabay)
Depuis quelques jours, les bénédictines de Mercogliano prient non seulement pour aider l’Italie à traverser l’épreuve du coronavirus mais elles mettent également la main à la pâte en contribuant à la production de masques dont le nombre manque cruellement dans la péninsule. « Quand notre curé, Don Vitaliano, nous a demandé un coup de main, nous n’avons pas hésité », raconte Sœur Hildegard à Vatican News, la mère générale du couvent de bénédictines.
Pour donner le rythme aux religieuses du monastère de Mercogliano, Sœur Hildegard a reparti les rôles, comme dans une usine « à la chaîne ». « Il y a celles qui cousent, celles qui coupent le tissu, celles qui préparent l’élastique et celles qui repassent. Il y a celles qui travaillent le matin et celles qui travaillent l’après-midi. Nous alternons, afin que les sœurs qui ne sont pas engagées dans la prière fabriquent des masques ». La version du rythme des « 3×8 » au couvent ! Elles ont déjà fabriqué plusieurs centaines et les distribuent à ceux qui en font la demande dans le diocèse.
Et que dit le « service qualité » des sœurs ? À première vue, ils n’ont rien à envier à ceux que l’on voit couramment dans les environs : « Nous ne parlons pas de masques chirurgicaux, mais de ceux utilisés par la population » précise la supérieure. « Cependant, notre tissu est résistant et de bonne qualité. Et l’élastique est serré ». Côté production, elle ajoute, « nous les produirons aussi longtemps que nous en aurons besoin. Et si la demande augmente, nous sommes prêtes à augmenter la cadence, même s’il faut travailler le soir dans notre atelier ». Mais les sœurs ne perdent pas de vue leur « travail » principal. « Nous allons également augmenter les moments de prière afin que le Seigneur mette fin à ce fléau ».
Si les bénédictines italiennes n’ont peut-être pas eu le temps de se filmer, les carmélites espagnoles de Badajoz ont envoyé sur Twitter une petite vidéo de leur travail, elles aussi ont arrêté leurs activités pour se consacrer à la fabrication de masques, avec le sourire et en union de prières avec l’Espagne, également très touchée.