Par Liviaaugustae
Détail du décor sculpté disposé sur le devant de la scène.
Le mur de scène du théâtre de Sabratha, admirablement reconstitué par les archéologues italiens d’avant-guerre, est un excellent exemple de l’apport architectural romain (les murs des théâtres grecs étant beaucoup plus modestes). Ils datent de la fastueuse période Sévérienne, belle exemple du baroquisme que connaît alors l’architecture.
Les statues des principales Divinités, toujours très présentes dans le répertoire classique, étaient installées entre les colonnes de ce décor immuable. Au centre se trouvait la porte royale pour l’entrée des personnages principaux et, sur les côtés les deux portes des hôtes pour les rôles secondaires. Ces éléments saillants et rentrants forment comme des pavillons destinés au jeu des acteurs. Les cintres abritaient la machinerie : poulies et palans permettant de faire apparaître les Dieux au moment crucial, réservoir d’eau chaude pour créer des impressions de brouillards avec de la vapeur, bandes peintes que l’on pouvait dérouler, instruments pour les effets sonores.
On trouve ici dans la réalité, une de ces architectures imaginaire et théâtrale que représentait la peinture tant à la demeure d’Auguste au Palatin que dans le décor des maisons pompéiennes.
Vue d’ensemble du théâtre.
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