Portrait de Jules Massenet jeune
homme
(source wikipédia)
Dernier-né d’une famille de douze
enfants, Massenet, reçut d’abord une éducation de pianiste couronnée par un premier prix en 1859. Admis au Conservatoire, il dut interrompre ses études pendant l’année scolaire 1854-55 lorsque ses parents quittèrent Paris pour s’installer à Chambéry. IL se produisit dans plusieurs en concert comme pianiste, en 1858,
notamment à Angers et à Tournai.
Cependant pour subvenir à ses
besoins, il dut accompagner des chanteurs et tenir le triangle à l’orchestre du Gymnase, puis les timbales au café Charles et au Théâtre
–Lyrique.
Jules Massenet monte à Paris en
1848 et entre au conservatoire de Paris, où il étudie le piano avec Adolphe Laurent, l’orgue avec François Benoist, le solfège et le contrepoint avec Augustin Savard et François Bazin,
l’harmonie avec Reber et la composition avec Ambroise Thomas.
Il obtient un premier prix de piano
en 1859, et un premier prix de contrepoint en 1863.
Il est admis à la Villa Médicis
après avoir remporté le grand prix de Rome, avec sa cantate : David Rizzio. Il rencontre à cette occasion Frantz Liszt, avec qui il sympathise, ce dernier va lui confier quelques élèves de
piano, parmi lesquels se trouve Louise-Constante de Gressy, qu’il épouse en 1866 et avec qui il aura une fille unique. Il en profite pour visiter l’Italie, avant de regagner Paris, où il
connaîtra ses premiers succès. En 1978, il est nommé professeur au conservatoire, et aura comme élèves : Gustave Charpentier, Ernest Chausson, Reynaldo Hann, Gabriel Pierné et tant
d’autres…
En 1884 est créé à l’Opéra-Comique,
une de ses œuvres les plus populaires, Manon tiré du roman Manon Lescault.
Thaïs ne connaitra le succès qu’une
décennie après sa création, en raison de son sujet que l’on trouve un peu sulfureux à l’époque, malgré sa Méditation religieuse pour violon solo, au deuxième acte, passé à la postérité sous le
nom de : Méditation de Thaïs. Sur ce même thème musical, il composa un Ave Maria. Très sensible aux sujets religieux, il a été considéré bien
souvent comme l’héritier de Charles Gounod.
Ses journées commençaient très tôt,
il a laissé une œuvre considérable, essentiellement lyrique (25 opéras) mais aussi pianistique et symphonique.
L’influence de Massenet se
ressentira chez de nombreux compositeurs, tels : Ruggero Leoncavallo, Mascagni, Giacomo ou Claude Debussy…
Il ne dédaignait pas les
mondanités, bien que très mélancolique, il tombait amoureux de l’héroïne et des interprètes de ses œuvres.
Fort de sa capacité à découvrir une
solution musico-dramatique à n’importe quelle situation, Massenet ne s’est pas toujours soucié de leur qualité intrinsèque. Ainsi ce compositeur, qui a su trouver dès l’abord un langage lyrique
original et que son inquiétude presque maladive a poussé vers la recherche d’une simplicité qui seule garantissait une large compréhension et une exécution aussi fidèle que possible, a-t-il été
souvent victime de ce métier qu’il possédait à fond et dans lequel plus encore peut-être que dans sa sensibilité, il a puisé ce qu’il faut bien appeler son génie.
Il mourut à Paris en
1912.