Buste de Sarapis (copie romaine d’un
original grec du IVe siècle avant J.C. qui se trouvait dans le Sarapeion d’Alexandrie.
Buste colossale de Sarapis. Art Romain
époque Impériale.
(Musée du Louvre)
Détail de la tête
colossale.
(Musée du Louvre)
Son iconographie officielle fut immédiatement fixée et elle le resta ainsi jusqu’à l’avènement du christianisme : Sarapis est aisément identifiable à sa barbe et au cinq mèches qui lui couvrent le haut du front (certains Empereurs comme Septime Sévère se feront représentés coiffés comme lui), il est souvent coiffé d’une corbeille, un calathos, symbole de prospérité. Pour les greco-romain, Salapis prit la place d’Osiris, il forma une nouvelle triade avec Isis et Harpocrate.
Sarapis à la barbe bouclée est assimilé ici
à Mercure, comme l’indique les deux ailettes qui ornent son front. Il est Hermosarapis et conjugue les qualités des deux divinités.
(Début de l’époque impériale Alexandrie Musée Greco-romain)
Témoignage du succès considérable de leur culte les nombreux exvotos et statues de Temples, laissés par les greco-romain. Au fur et à mesure que l’on avance dans l’Empire romain, les pouvoirs se concentrent ainsi en la personne d’un seul Dieu, traduction d’un mouvement qui favorisera bientôt l’éclosion et le succès des religions monothéistes et notamment du Christianisme.
De grands sanctuaires furent consacrés à Sarapis à travers tout l’Empire dont le plus important était à Alexandrie sur les hauteurs e la ville, sans cesse agrandi et embelli jusqu’à sa destruction par l’évêque Théophile en 391 après J.C.