Mon fauteuil sous le cerisier au jardin...
(Ma photo de vacance)
Le soleil est enfin de retour, le ciel est bleu et les températures très douces ! Je revis !
Je me suis donc installée dans un fauteuil à l'ombre du cerisier du jardin pour lire.
Mais je referme mon livre pour observer le manège d'un couple de merles, qui ont sûrement pensé comme moi, qu'une balade au jardin était indispensable après ces jours d'enfermement pluvieux...
Monsieur qui est sans doute en mal d'amour, poursuit Madame qui l'évite en changeant brusquement de direction et en voletant, mais ce dernier s'entête, fait un petit tour et revient vers elle espérant quelle se laissera faire, ils tournent autour du jardin au pas de course depuis déjà 10 bonnes minutes, au creux de mon fauteuil dans lequel je suis blottie, je ne bouge pas pour ne pas déranger le couple.
Monsieur continu de poursuivre Madame toujours au pas de course...ce sont deux vrais sportifs (ils ont loupé la course aux les JO de Tokyo) ils ont déjà fait pas mal de mètres autour du jardin.
Enfin, sans doute lasse, Madame s'envole... Monsieur s'arrête, immobile il a l'air de réfléchir et de se tâter, puis s'envole à son tour.
A-t-il été la rejoindre ? se sont-ils retrouver au nid pour finalement conclure leurs amours ?
Je n'en ai rien su !
Mais ce couple m'a fait me remémorer un merle du temps de mes jeunes années qui s'est incrusté tout au long d'un été dans notre cabane pour venir manger les miettes de nos gâteaux.
Notre ami le Merle...
Notre ami le merle...
(image pixabay)
«Dans le petit bois non loin de la maison, avec mes frères et mes cousins, nous avions construit une cabane dans un arbre.
C'était un petit bois, où poussaient en bonne entente, des canneliers, des bois d'Inde et quelques autres dont nous ne savions pas le nom, quand on écrasait les feuilles des canneliers et des bois d'Inde entre nos mains, il s'en dégageait un parfum musqué, sauvage, mais délicieux...»
(Extrait d'un article publié le 26 juin 2018)
Le souvenir d'un merle est attaché à cette construction arboricole.
C'était un merle curieux et pas sauvage pour deux sous qui venait souvent se percher sur une branche de l'arbre, sur lequel nous avions appareillé notre cabane et sans vergogne nous épiait.
Au début, comme il nous agaçait, nous avons essayé de le chasser, mais... il ne bougeait pas et l'œil moqueur, continuait ses observations, nous ne nous sommes plus du tout occupé de lui, si bien qu'il s'est enhardi, il est descendu de deux branches – sans doute pour mieux voire – jusqu'au jour où il s'est posé sur le rebord de la cabane, puis un jour, ayant sans doute conclu que nous n'étions pas dangereux, il est venu carrément dans la cabane manger les miettes qui tombaient des gâteaux que nous dégustions pour notre goûter.
Il ne nous gênait pas, quand il avait fini de nettoyer les miettes il remontait sur le rebord de la cabane et restait posté là sans bouger à nous observer
Il nous a accompagné durant toutes ces vacances-là à chaque fois que nous grimpions dans notre cabane, d'un coup d'aile Monsieur le Merle ramenait sa fraise !
Dans les documentaires animaliers que je regarde souvent, il est dit que le merle parle aux loups et aux ours, celui-là ne nous a jamais parlé, mais il ne nous a pas lâché d'une patte durant les vacances et a partagé nos goûters !
Livia