Par Liviaaugustae
Rituels funéraires vus par les écrivains romains…
Une des nombreuses représentations de banquets que les parents des défunts venaient consommer près des tombes.
On y voit bien les convives buvant dans des verres coniques, ancêtres de nos flûtes de champagne.
(Via Laurentine, colombarium 3e siècle après J.C.)
(Musée du Vatican)
Contrairement à nous, le jour des morts chez les romains se fête en février, (je n’ai aucune idée de la date exacte). Les temples sont fermés, et aucun mariage n’est célébré. De petits groupes se réunissent dans les cimetières avec des cruches de vin et de lait, et partagent un repas avec les morts. Cette fête s’achève par une grande réunion de famille et un banquet.
Sur les rituels funéraires célébrés dans les Nécropoles, lors des funérailles et des fêtes réservées aux morts, les textes antiques donnent beaucoup de renseignements.
Selon Cicéron et Festus, la mise au tombeau et la purification de la famille souillée par le décès était sanctionnées par le sacrifice d’une truie, dont les chairs étaient partagées entre les vivants et le mort, au cours d’un repas célébré dans l’aire funéraire.
Des offrandes diverses, alimentaires (vins et fruits) et non alimentaires (encens et parfums) étaient faites sur le bûcher et dans la tombe si l’on en croit certains passages de Virgile ou d’Apulée.
Ces rites étaient répétés lors de la commémoration des morts : La famille mangeait près de la sépulture et alimentait le mort par le conduit de libation qui reliait le défunt au monde des vivants d’après Ovide.
Une amphore fichée dans le sol sert de tube à libations
(Lien entre vivants et morts)
(Nécropole de Porta Nocera, Pompéi)
Oh ! Que je n’aurai pas aimé, manger sur ces tombes, dans une odeur sûrement putréfiée, car si l’on pouvait introduire des aliments par le tube à libations, je pressens que les odeurs pouvaient elles aussi en ressortir par la même voie !
Je préfère nos tombes bien fermées…
Liviaaugustae
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