Un aryballe* en verre moulé bleu, décoré de zigzags verts et jaunes, est une production de l’est de la Méditerranée, fin du VIe siècle avant J.C.
Les soins les plus coquets de l’apparence ne sauraient être suffisants si de délicats effluves n’enrobaient pas la femme.
Celui le plus répandu est celui à la rose, qui est accessible à toutes les bourses. Celui à la marjolaine ou le parfum aux fleurs de vigne ou bien celui à l’iris sont eux aussi abordables.
Balsamaires* en verre soufflé.
Art romain d’époque impériale, IIe-IVe siècle après J.C.
Mais les plus prisés restent les essences aux senteurs orientales. Dès le IIe siècle avant J.C., les parfums d’Orient font fureur dans les milieux aristocratiques. L’arrivé à Rome d’huiles essentielles inconnues jusqu’alors, permit aux parfums romains de gagner en qualité et nuance. Cependant ces nouveaux parfums, dont tous les ingrédients sont importés, restent un luxe. Ainsi, le parfum au cinnamome* ; composé de cannelle, de myrrhe, d’huile de ben et de cinnamome, coûte jusqu’à 3000 francs.
Au début de l’empire, la mode égyptienne consacre le métopion* comme le luxe suprême. Ce parfum d’Egypte est le plus épais et le plus cher, mais ses senteurs promettent de faire tourner la tête des hommes…
Page du Peri hylès (De materia medica en latin, ou La matière médicale en français) sont exposées en fac-similé à Mariemont.
Ce traité des parfums datant du 1er siècle de notre ère est conservé sous forme d’une copie en parchemin du début du VIe siècle. Cette ample nomenclature des plantes médicinales et de la botanique en général est l’œuvre d’un médecin grec nommé Dioscoride d’Anazarbe.
Malheureusement, beaucoup d’obstacles se dressent à tous les niveaux, et l’on ne peut reconstituer les parfums, car dès l’Antiquité et comme de nos jours, l’attrait des senteurs s’est modifié au fil du temps et les maîtres parfumeurs conservaient jalousement les secrets de fabrication des produits les plus précieux.
Aryballe* : Est un vase antique à panse globulaire, utilisé pour stoker des huiles parfumées, destinées aux soins du corps.
Balsamaire* : C’est un vase qui contenait du parfum, que l’on cassait sur les tombes.
Cinnamome* : substance aromatique extraite du cannelier, utilisé autrefois comme parfum.
Métopion* : C’est une huile, composée dans l’enceinte des temples, par les prêtres, qui chaque matin, en offrande, pour conjurer la nuit, enduisaient les dieux statufiés. Cette huile contenait ; de l’amande amère, de la myrrhe, du jonc, de la cardamone, du miel, du galbanum et de l’essence de térébenthine….
Galbanum* : Ou férule gommeuse, est une plante herbacée vivace, originaire d’Asie.