J’ai entendu cet air hier à « Radio Classique », je ne me rappelais plus très bien du livret, je vous offre le fruit de mes recherches…
Pour écouter l’air le plus célèbre de cet opéra, clic sur le lien ci-dessous :
https://www.youtube.com/watch?v=jrd7cUodhPE&list=RDjrd7cUodhPE
Romance, « Je crois entendre encore » …
Chanté par l’amoureux : Nadir.
Je crois entendre encore
Cache sous les palmiers
Sa voix tendre et sonore
Comme un chant de ramiers.
Oh nuit enchanteresse
Divin ravissement
Oh souvenir charmant,
Folle ivresse, doux rêve!
Aux clartés des étoiles
Je crois encor la voir
Entr'ouvrir ses longs voiles
Aux vents tièdes du soir.
Oh nuit enchanteresse
Divin ravissement
Oh souvenir charmant
Folle ivresse, doux rêve!
Charmant Souvenir!
Charmant Souvenir !
L’histoire…
Les pêcheurs de perles
par Alessandro Allori (1570-1572)
(Palazzo Vecchio)
Opéra en trois actes…
Acte I
Sur une plage de Ceylan, les pêcheurs de perles achèvent de monter leurs tentes. La fête rituelle qui précède la période de pêche bat son plein. Les pêcheurs accomplissent chants et danses afin de chasser les mauvais esprits, puis élisent Zurga comme leur chef. Nadir, ami de jeunesse de Zurga, rejoint alors le groupe. Tous deux évoquent le souvenir de Leïla, prêtresse de Candi, dont ils étaient amoureux. Afin de préserver leur amitié, ils avaient prononcé le voeu de renoncer à cet amour ; vœu qu'ils décident de réitérer.
Une pirogue approche alors du rivage avec, à bord, le prêtre Nourabad et Leïla, la jeune vierge dont le chant doit protéger le village et les pêcheurs de la colère des flots. En remerciement, elle recevra la plus belle perle. Devant Zurga, elle réitère ses vœux de chasteté et promet de ne jamais quitter le voile qui la cache, la violation de ce serment en serait cruellement punie. La cérémonie se termine. Leïla gravit le sentier jusqu'au temple, suivie de Nourabad. Du haut du rocher, elle chante ses paroles sacrées. Nadir reconnaît sa voix et décide de la rejoindre.
Acte II
Dans les ruines, d'un temple indien, Leïla se repose. Le grand prêtre Nourabad lui rappelle ses engagements. Pour prouver sa loyauté, la jeune femme lui raconte comment elle a autrefois risqué sa vie pour sauver un étranger. En échange, il lui avait offert un collier qu'elle a gardé.
Restée seule, la prêtresse chante son amour pour Nadir et le bonheur de le revoir ; la voix de celui-ci vient alors se mêler à la sienne. Mais Nourabad les découvre et les dénonce à Zurga et aux pêcheurs. Pas de pitié pour les amants sacrilèges : Zurga, pris de jalousie, les condamne à mort. Une tempête se lève, les pêcheurs, terrorisés, sont persuadés qu'il s'agit de la vengeance de la mer offensée.
Acte III
Premier tableau :
Seul, dans sa tente, Zurga médite sur ce qu'il vient de faire. Il est rongé par la culpabilité. Leïla vient alors se jeter à ses pieds, en le suppliant d'épargner Nadir, offrant sa vie en échange. Mais l'amour qu'elle éprouve pour Nadir ne fait qu'augmenter la jalousie et la colère de Zurga. Voyant son heure venir, Leïla confie son collier à un jeune pêcheur et lui demande de le porte à sa mère. Zurga identifie immédiatement le gage confié autrefois à celle qui lui avait sauvé la vie. Reconnaissant, il décide alors de sauver les deux amants en leur permettant la fuite.
Deuxième tableau :
L'exécution se prépare, le bûcher est dressé au pied de la statue de Brahma. Soudain une lueur rouge envahit l'horizon. Pour faire diversion et éloigner les pêcheurs qui attendent l'exécution des deux traîtres, Zurga a mis le feu au village. Il apporte lui-même la terrible nouvelle : le village brûle. Les Indiens partent en désordre, Zurga brise les chaînes des condamnés, Leïla et Nadir prennent la fuite en le remerciant. Zurga reste seul face à son village dévasté et son amour perdu.
Cette pièce créée, le 30 septembre 1863, malgré le bon accueil du public, est méprisée par les critiques hostiles, à l’exception d’Hector Berlioz, qui note : « un nombre considérable de beaux morceaux expressifs, plein de feux et de riches coloris ». Cet opéra sera représenté 18 fois, mais ne sera pas rejoué du vivant de Bizet.
A partir de 1886 l’œuvre est reprise régulièrement en Europe et aux Etats- Unis…
Les critiques modernes ont également révisés leur jugement, malgré « la qualité inégale » et « sans originalité » de la musique, elles reconnaissent : « une œuvre prometteuse »… On y retrouve entre autre des préfigurations claires du génie de Bizet qui culminera dix années plus tard avec Carmen…
Source wikipédia