J'ai retrouvé ce livre des pensées d'André Frossard en mettant de l'ordre dans ma bibliothèque et j'ai eu envie de le relire, il y traite de la politique, de Dieu, de la guerre, du communisme, de la morale, etc...
Ce bouquin a été édité en 1994, cependant ses pensées n'ont pas pris une ride et sont applicables à aujourd'hui.
Et puisque tous ces Messieurs, sans oublier ces Dames, sont entrés en campagne pour 2022, je vous offre un panel des pensées sur la politique.
Un mot sur l'auteur
André Frossard, né le 14 janvier 1915 à Colombier-Câtelot (Doubs) et mort le 2 février 1995 à Versailles, est un journaliste, essayiste et académicien français.
Élevé dans l'athéisme le plus complet, «celui où la question de l'existence de Dieu ne se pose même plus ».(Il est le fils de Ludovic-Oscar Frossard, l'un des fondateurs historiques du PCF, qui fut à 31 ans le premier secrétaire général, puis ministre dans les gouvernements du Front populaire)
André Frossard adopte à l'âge de 20 ans la religion catholique le 8 juillet 1935 dans la chapelle des religieuses de l’Adoration Réparatrice rue d'Ulm, (déménagée au 39 rue Gay-Lussac, à Paris 5e), dans laquelle il était entré, insouciant, à la recherche d'un ami, André Willem.
Il raconte cette conversion soudaine dans son livre à succès : Dieu existe, je L'ai rencontré. (J'ai adoré ce livre, malheureusement lors de nos nombreux déménagements nous en avons perdu beaucoup et celui-là en faisait partie.)
«Nous avons généralement en France un gouvernement d'hommes qui savent ce qu'ils veulent. Ils veulent y rester.»
«Les idées volent parfois si haut dans nos campagnes électorales, qu'il est impossible de les apercevoir à l'œil nu. »
« Avec les hommes politiques français, il n'est que de savoir attendre. Il finissent toujours par reconnaître loyalement leurs erreurs, à la seule condition qu'il soit trop tard pour les réparer.»
« En France, il ne faut jamais cesser de parler de réformes et se garder d'en faire. »
« En politique, les meilleurs réponses sont celles qui laissent les questions intactes. »
« Quand le dialogue est ouvert en politique, le principal est fait. Reste à savoir si la suite est écrit par Platon ou par Michel Audiard.»
« Quand un gouvernement se trompe, il n'a qu'une solution : persévérer dans l'erreur. »
« La maladie la plus répandue chez les politiques est l'amnésie. »
« Quand on sait tous les dons exceptionnels qu'il faut pour être ministre, on comprend mieux que l'on soit presque toujours obligés de prendre les mêmes. "
« La diplomatie serait sûrement moins dangereuse si on l'a confiait aux diplomates, et non aux hommes politiques. »