Durant ma nuit d'insomnie hier soir, au lieu de faire la crêpe en me retournant sans cesse dans mon lit, j'ai préféré me lever et écrire un souvenir d'une pleine lune en Guadeloupe, car quelque soit la latitude, durant son ascension et jusqu'à son apogée, la lune s'emploie à me couper le sommeil.
Et cette pleine lune là, est un de mes beaux souvenirs...
Pleine lune sur la campagne endormie...
(Image pixabay)
Une pleine lune tropicale inoubliable...
La lune inondait la campagne et ses rayons s'immisçaient sans vergogne jusqu'aux pieds de mon lit illuminant ma chambre et me coupant le sommeil...
Puisque je ne dormais pas, je décidais d'aller faire un tour au jardin sous la lune, quand j'arrivais sur la galerie (terrasse aux Antilles), Orion (le chien qui avait remplacé le défunt Pacha) qui dormait là, leva la tête oreilles dressées, mais en me reconnaissant, il se leva et vint se frotter contre mes jambes et après quelques rudes coups de langue sur mes mains qui le caressaient, il me suivit au jardin en trottinant.
On y voyait comme en plein jour, le temps semblait comme suspendu, on n'entendait que le chant des grenouilles ivres d'amour qui s'époumonaient sous la froide lumière de l'astre de la nuit et le froissement des feuilles caressées par l'alizée.
Les effluves entêtantes, lourdes et sucrées des caramboles tombés de l'arbre qui pourrissaient doucement dans l'herbe, emplissaient l'air.
Nous continuâmes notre balade nocturne Orion et moi, un oiseau de nuit s'envola lourdement à notre passage, il me fit sursauter et déchaîna les aboiements d'Orion qui risquaient de réveiller toute la famille endormie, mon frère que la lune avait sortit du lit, se baladait aussi, il vint à notre rencontre, nous avons pu tous les deux calmer les aboiements du chien.
Mais, déjà le jour se levait, après cette belle promenade nocturne au jardin, mon frère m'invita à déguster sous la galerie chez lui (les deux maisons se jouxtent, les jardins n'en font qu'un seul) un délicieux café, nous le sirotâmes en silence pour ne pas réveiller ceux qui dormaient toujours aux creux des bras de Morphée.
Après avoir déguster un morceau de sucre, avec un gros soupir de contentement, Orion se coucha entre nous et... s'endormit
Toujours silencieux, nous avons assisté émerveillés au lever grandiose de Phébus qui chassait les ombres de la nuit, au loin la mer scintillait sous ses doigts, tandis que Pointe-à-Pitre émergeait de l'ombre, les « foufous » (colibris chez nous), réveillés eux aussi, venaient se sustenter dans les petites mangeoires suspendues sous la galerie contenant du sirop à leur intention.
Livia