Par Liviaaugustae
Les lilas par temps gris, (1872)
Monet.
(Musée d’Orsay)
« Une grande clarté rose […] tournant au lilas tendre »
ZOLA
Printemps.
Le printemps hésite, vacille,
Entre deux nuages ourlés de pluie,
Ou un ciel bleu frangé de soleil
Fait éclore des bourgeons
Aux branches encore endormies.
Des crocus, en mauve et blanc,
Qui grimpent le long des talus.
Les lilas embaument l’air le soir,
Leur fragrance se mêle à celle du mimosa.
Dans les haies, un tumulte de plumes froissées ;
Les oiseaux affairés, y construisent les nids,
Herbe sèche, brindille, feuille, tout est bon.
La nature respire à petits coups de vent,
Qui fait danser la fumée,
Au-dessus des cheminées.
Pas encore d’hirondelles…
C.F.
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