J'ai beaucoup lu durant l'été, mais les livres que je vous offre aujourd'hui, ce sont ceux pour qui j'ai eu un gros coup de cœur.
« Un amour retrouvé » de Véronique de Bure, comme il est mentionné sur la couverture, fait suite au délicieux : « Un clafoutis aux tomates cerises » dont je vous ai déjà parlé et que j'avais dévoré avec beaucoup de plaisir.
Résumé :
Il m'arrive une drôle d'histoire...C'est avec ces mots que Véronique est accueillie cette nuit-là par sa mère, soixante-treize ans. Et c'est vrai que c'en est une, drôle d'histoire, celle de la réapparition de son premier amour, premier chagrin aussi, dont elle était sans nouvelles depuis plus de cinquante ans.Très vite va reprendre une cour à l'ancienne, faite de visites, de billets doux, de retrouvailles émues et de mains qui s'effleurent. Comment vit-on l'amour retrouvé à l'âge des tables de bridge et du temps qui s'étire ? Et comment, lorsqu'on est la seule fille de la fratrie, accepter la liberté nouvelle d'une mère qui nous échappe ?
Antoine Laurain nous conte l'histoire d'un collectionneur passionné d'objets anciens, il va trouver dans une brocante un tableau du XVIIIe siècle, qui semble être son portrait... et nous voilà embarqués dans une histoire drôle et rocambolesque à souhait...

Résumé :
Avec Antoine Laurain nous sommes entraînés dans le monde de l'art, de l'hôtel Drouot jusqu'à sa galerie personnelle !
Pierre-François Chaumont, brillant avocat parisien, est collectionneur depuis l'enfance. Un matin qu'il déambule dans les salles d'exposition de l'hôtel Drouot, il se retrouve nez à nez avec un portrait du XVIIIe siècle. Stupéfaction : le visage de l'homme en perruque poudrée, c'est le sien ! Pulvérisant les enchères, Pierre-François rapporte l'étrange tableau chez lui. Mais le mystère tourne rapidement à la paranoïa car ni sa femme ni ses proches ne remarquent la ressemblance. Pierre-François serait-il devenu fou ?
Du même auteur, j'ai aussi beaucoup aimé « Les caprices d'un astre », deux histoire en une, l'une de nos jours et l'autre sous le règne de Louis XV.

Résumé :
Xavier Lemercier, agent immobilier, trouve au hasard d'une visite d'appartement un mystérieux télescope ayant appartenu à un célèbre astronome. Voilà bientôt qu'il cadre dans l'instrument, depuis son balcon, une femme derrière une fenêtre, sans oser, bien sûr, l'aborder. Divorcé et esseulé, avec pour seules joies ses week-ends avec son jeune fils, il commence à tomber amoureux de l'inconnue. Un jour, Alice, la femme observée, pousse la porte de l'agence immobilière pour lui demander d'expertiser son appartement.Deux cent cinquante ans plus tôt, Guillaume Le Gentil de la Galaisière,astronome de Louis XV - personnage qui a réellement existé -, partait vers les Indes pour observer l'exceptionnel passage de Vénus devant le Soleil. Il revint onze ans plus tard, déclaré mort et sans avoir pu observer l'éclipse. "Tu ne cherches pas une étoile, tu cherches l'amour, tu le trouveras à la fin du voyage", lui dit un vieux sage durant son étonnant périple dans les mers de l'Inde. Du XXIᵉ au XVIIIᵉ siècle, les trajectoires de ces deux hommes romantiques s'entrecroisent et se répondent.Entre le récit d'aventures et le conte philosophique sur la quête de soi, Antoine Laurain signe un roman qui répond au besoin d'évasion et de merveilleux qui sommeille en chacun de nous.
Quand à Adrien Goetz, il nous emmène faire un tour à Venise, imbriquant sa petite histoire dans l'Histoire. Avec lui nous découvrons la Venise de l'art, les tableaux de tous les grands peintres. C'est avec un guide tel qu'Adrien Goetz que j'aurai aimé visiter Venise et ses trésors.

Résumé :
Pénélope ne connaît pas Venise. Un comble pour une historienne de l’art, de surcroît conservatrice au château de Versailles ! Un colloque sur les gondoles, instruments de la conquête vénitienne, lui offre l’occasion de passer quelques jours sur la lagune. Cependant, à Rome, Achille Novéant, membre de l’Académie française et grand amoureux de la Sérénissime, meurt tragiquement. Bientôt, ce sont tous les « écrivains français de Venise », club d'ordinaire paisible et inoffensif, qui sont menacés. Et voilà Pénélope – secondée par son fiancé-journaliste Wandrille – obligée de revêtir ses habits d’enquêtrice. Au cœur de l’énigme, un Rembrandt qui dormirait sur une île et que personne n’a jamais vu...
Extraits :
« Un tableau de Rembrandt, je sais que tu aimes toi aussi la compagnie de ces grands tableaux de nuit, cette lumière insoumise au soleil, qui brille chez Rembrandt comme l'âme du monde au fond d'une crypte, cette lueur que semble susciter la dorure sans or de Bethsabée et tous les crépuscules de l'Enfant prodigue... »
« Dans l'immense basilique, sorte de caverne du néolithique, vers minuit... De coupoles en coupoles, il faisait surgir du néant les décors de mosaïque : l'Apocalypse, le Paradis, les scènes de la vie des Apôtres, jusqu'à la coupole centrale avec l'Ascension. Les vertus alternaient avec les béatitudes...»
J'ai beaucoup aimé du même auteur : « Le coiffeur de Chateaubriand », ce roman est lui aussi une remontée dans le temps durant lequel nous côtoyons Chateaubriand et bien sûr Adolphe Pâques le coiffeur de ce dernier...

Résumé :
Le coiffeur Adolphe Pâques est fasciné par les livres de Chateaubriand. Il conserve tous les cheveux qu'il coupe sur la tête de l'écrivain. L'acquisition d'un manuscrit par les éditeurs, l'arrivée d'une jeune métisse qui s'interpose entre le grand homme et son coiffeur et le voyage de Chateaubriand à Venise bouleversent la vie d'Adolphe, le poussant jusqu'au désir de tuer.
Adolphe Pâques a existé. Il a réalisé un tableau en cheveux de Chateaubriand, visible au Musée de St Malo et a laissé un livre de souvenirs.
L'auteur a retrouvé toute la documentation sur ce Luchini du 19e siècle ainsi que l'intrigue autour du manuscrit des Mémoires d'outre-tombe.
J'ai lu le premier tome de la trilogie d'Alberto Angela avec aussi beaucoup de plaisir :
« Le dernier jour de Rome » ce dernier jour qui précède le grand incendie qui ravagea Rome et que l'on a attribué injustement à Néron qui, il faut l'avouer adorait jouer avec le feu...
J'attends la suite avec impatience.

Résumé :
Dans ce premier volet de sa trilogie sur Néron, Alberto Angela, nous entraîne dans les rues de Rome avec Vindex et Saturninus, deux vigiles, la veille du grand incendie.
A travers ce périple vibrant, nous découvrons l’architecture de la cité antique, ses us et coutumes et ses personnages emblématiques du pouvoir à l’époque du dernier empereur de la dynastie julio-claudienne.
Brisant les idées reçues grâce aux nouvelles recherches scientifiques et à la contribution d'experts, Alberto Angela reconstitue pour la première fois les derniers instants avant cet événement qui a bouleversé l’histoire de Rome, et la nôtre.
Un récit historique captivant et hautement romanesque, riche en détails et découvertes.
Sans oublier du même auteur l'histoire de la célèbre « Cléopâtre »

Résumé :
Peu de femmes peuvent se vanter d’avoir autant marqué les esprits que Cléopâtre. La dernière reine d’Égypte antique a séduit les grands de ce monde, mais a surtout fait de son nom un symbole de puissance. Alberto Angela, nous entraîne sur les pas de cette femme d’exception.
Dans un univers dominé par les hommes, elle a permis au royaume d’Égypte de connaître une expansion fulgurante.
Femme de pouvoir, douée dans l’art de la négociation comme dans celui de la guerre, elle est une grande stratège et une figure incroyablement visionnaire.
Si, après deux mille ans, elle continue de nous fasciner et de nous inspirer, c’est peut-être parce qu’au-delà des images et du fantasme elle est le visage de la modernité.
J'ai lu aussi avec beaucoup d'émotion «La carte postale » d'Anne Berest.
Cette carte postale va remettre les personnages dans les tourments de la dernière guerre et les affres des camps nazies, dans lesquels leurs ancêtres se sont éteints...

Résumé :
La carte postale est arrivée dans notre boîte aux lettres au milieu des traditionnelles cartes de vœux. Elle n’était pas signée, l’auteur avait voulu rester anonyme. Il y avait l’opéra Garnier d’un côté, et de l’autre, les prénoms des grands-parents de ma mère, de sa tante et son oncle, morts à Auschwitz en 1942. Vingt ans plus tard, j’ai décidé de savoir qui nous avait envoyé cette carte postale, en explorant toutes les hypothèses qui s’ouvraient à moi.
J’ai retracé le destin romanesque des Rabinovitch, leur fuite de Russie, leur voyage en Lettonie puis en Palestine. Et enfin, leur arrivée à Paris, avec la guerre et son désastre.