Par Liviaaugustae
Delalande, musiciens des Rois…
« Mortels, c’est de ce beau délire
Que sont nés parmi nous des accords si touchants
A deux divinités Lalande doit ses chants ;
Apollon le forma, c’est Louis qui l’inspira »
Michel Richard Delalande.
(Gravure du XVIIIe siècle par Henri-Simon Thomassin)
Né à Paris le 15 décembre 1657, Michel Richard Delalande est le 15e enfant d’un maître tailleur d’habits du quartier de Saint-Germain l’Auxerrois. C’est dans cette église royale qu’enfant il chante au sein de la maîtrise. Il y rencontre Marin Marais (un autre musicien de Louis XIV) son ainé d’à peine un an.
Il y étudie le clavecin et l’orgue. S’engageant plus tard dans la carrière d’organiste, il succède à Charles Couperin à l’église Saint-Gervais ; il n’a pas 22 ans. En 1682, il est nommé organiste d’une des plus grandes églises de Paris, Sain-Jean-en grève (détruite à la révolution). Cependant l’année suivante, il gagne un concours destiné à distinguer quatre sous-maîtres de la Chapelle Royale.
A la mort de Jean-Baptiste Lully, il devint le maître, compositeur, surintendant à la musique de la chambre du roi.
La première source, le manuscrit Philidor date de 1703, est titré : Les symphonies de Monsieur Delalande, surintendant de la musique du roi, qui se joue ordinairement aux soupers du roi. Ce manuscrit ne contient pas moins de 333 morceaux.
Plus que sa musique profane, se sont ses œuvres sacrées qui font de Delalande un compositeur apprécié par Louis XIV.
Plus tard sous le règne de Louis XV, logé par le roi au Parc Aux Cerfs, il abandonne vite ses charges d’organiste pour se consacrer entièrement à ses fonctions versaillaises. Le monarque apprécie l’éclat et le brillant des musiques de table, - le tempo un peu lent est d’une grande beauté et d’une grande profondeur - de son surintendant.
Après la mort de sa femme, il demande à Louis XV l’autorisation de se retirer de ses fonctions. Il meurt quatre ans plus tard à Versailles en 1726.
Musique de la cinquième chambre des appartements : les appartements royaux sous Louis XIV.
(Estampe, Antoine Trouvain, 1694)
A la Révolution française, la musique de Michel-Richard Delalande tombe rapidement dans l'oubli.
En 1957, année du troisième centenaire de sa naissance, Norbert Dufourcq lui consacre un livre.
Musique du Grand Souper, clic sur le lien ci-dessous :
https://www.youtube.com/watch?v=jGEsKQV1l_g
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