Par Liviaaugustae
Autoportrait au gilet vert (1837)
Il naît dans une famille d'Empire ruinée en 1798, mais reçoit l'éducation artistique qui conviennent à ses aspirations. Il entre ainsi dans l'atelier de Pierre Narcisse Guérin.
A vingt quatre ans à peine Delacroix présente au Salon de 1822 « La barque de Dante » et capte l'attention des critiques. Le jeune Adolphe Thiers voit déjà percer chez le débutant : « La hardiesse de Michel Ange et la fécondité de Rubens. » Le tableau est acheté par les pouvoirs publics et va au musée du Luxembourg voué depuis 1818 à l'exposition exclusive des artistes vivants.
La barque de Dante
De la référence à la tradition, aux aspirations originales là demeure le puissant paradoxe de Delacroix.
La mort de Sardanapale au Salon de 1828 souligne la voie qu'emprunte Delacroix loin des considérations néo-classique. « On ne pouvait marcher d'un pas plus hardi sur la queue de l'école davidienne commente son défenseur acharné Théophile Gautier.
La mort de Sardanapale (détail)
Demeure pourtant l'insondable mystère de sa carrière : celui d'une peinture religieuse chrétienne, répétition de Piétas de Calvaires, d'anges...qui jusqu'au derniers jours de sa vie occupent une place importante dans son corpus. Ainsi la chapelle des saints anges de l'église Saint-Sulpice.
Progressivement retiré du monde Eugène Delacroix s'éteint terrassé par la maladie en 1863.
Saint Michel terrassant le démon
(église Saint-Sulpice)
Le Christ au jardin des oliviers
Femme caressant un perroquet
Jeune orpheline au cimetière
(images wikipédia)
Pour ceux qui habitent Paris ou qui peuvent y aller et qui aiment Delacroix, l'exposition « Delacroix, la fureur de peintre » se tient au musée du Louvre jusqu'au 23 juillet 2018.
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