Je vous présente aujourd'hui, cette artiste française que j'ai découvert au détour des pages d'une revue, dont les tableaux charmants m'ont tout de suite attirés, malheureusement je n'ai trouvé qu'un seul alors qu'elle a énormément peint, vous pourrez la retrouver sur internet. C'était aussi une femme de lettre qui possédait une grande culture.
Liviaaugustae
La marquise de Grolier (1788)
Charlotte Eustache Sophie de Fuligny-Damas, épouse Grollier, dite Marquise de Grollier, née le 21 décembre 1741 et morte en 1828, est un peintre français, elle est l'élève de Jean-Baptiste Greuze et de Gérard Van Spaendonck.
Elle était aussi une grande amie de'Elisabeth Vigée Lebrun qui ne tarit pas d'éloges dans ses souvenirs :
« Madame de Grollier, quoiqu'elle recherchât peu le monde, était connue de toute la haute société, dont elle faisait le charme et l'ornement par son esprit supérieur...
Sa conversation, toujours animée, était riche d'idées, pleine de traits, et pourtant on ne pourrait citer parmi tant de bons mots qui lui échappaient sans cesse, un seul mot qui fût entaché de médisance...
Madame de Grollier peignait les fleurs avec une grande supériorité. Elle parlait peinture à merveille, comme elle parlait de tout, au reste, car je ne suis jamais sortie du salon de madame de Grollier, sans avoir appris quelque chose d'intéressant ou d'instructif...
...tant de générosité de cœur, tant de noblesse d'âme, qu'elle a dû à cette façon d'être des amis véritables et dévoués, qui lui sont restés fidèles jusqu'à son dernier jour.
Personne d'ailleurs, n'avait autant que madame de Grollier, ce charme dans les manières, ce ton parfait, que l'on ne connaît plus aujourd'hui et qui semble avoir fini avec elle; car hélas! elle a fini, et cette pensée est une des bien tristes pensées de ma vie; elle a fini, jouissant encore des hautes facultés de son esprit. Elle adressa à Dieu une prière qui fit fondre en larmes et saisit d'admiration tous ceux qui l'écoutaient. Elle pria pour elle, pour son pays, pour cette restauration qu'elle croyait devoir assurer le bonheur des Français. Elle parla longtemps comme Homère, comme Bossuet, et rendit le dernier soupir. »
Elle est considérée à son époque comme une grande spécialiste des fleurs, aussi bien sur toile que naturelles.
Elle perd son mari en 1793, guillotiné à Lyon.
La Révolution la force à s'expatrier. Elle voyage en Suisse, en Allemagne et en Italie. À Florence son talent fut rapidement reconnu et son atelier fut fréquenté par des artistes célèbres. Le sculpteur italien Antonio Canova l'avait surnommée "le Raphaël des fleurs". La peinture ne fut pas son seul art, elle se mit à la mosaïque et y fit merveille.
Still Life
(Nature morte)
En hommage à son professeur Van Spaendonck