Par Liviaaugustae
« Tandis qu'Il les bénissait, Il se sépara d'eux et fut emporté au Ciel. »
Luc 24,51
L'Ascension macédonienne
La Macédoine – petit pays où naquit Mère Thérésa – est peu connue des français et pourtant riche d'une prestigieuse culture orthodoxe. Le petites églises de monastères recèlent de somptueuses iconostase sculptées et des fresques byzantines de toutes beauté.
Ohrid, au bord d'un lac, fut le siège d'un archevêché au Moyen Age dès le Ixe siècle, et posséda un séminaire orthodoxe jusqu'au XVIIIe siècle. Pour ses nombreuses églises , elle est surnommée « la Jérusalem des Balkans ». Une légende veut qu'elle en compte trois cent soixante cinq, en tout cas cinq sont remarquables.
La plus belle est la cathédrale Sainte-Sophie, dont la fresque de l'Ascension du Christ fut peinte vers 1050 par un artiste anonyme, et orne la voûte en berceau plein cintre (arrondie). Cette cathédrale est le siège du patriarcat orthodoxe de Macédoine. Les fresques avaient été badigeonnées par les Turcs, car l'église étaient transformée en mosquée, elles n'ont été découvertes qu'au Xxe siècle, quand elle fut rendue au culte chrétien en 1912, puis restaurée en 1950.
L'Ascension est souvent représentée sur une coupole ou une voûte. Ici, les teintes bleues et vert, avec un peu de rose saumon et d'or, forment un ensemble harmonieux. Le bleu évoque le firmament (le ciel que l'on voit), où le Christ va disparaître pour rejoindre l'empyrée (le Ciel invisible du paradis). Il y est emporté par quatre anges dans un disque de lumière. De chaque côté, un ange montre le Christ élevé aux cieux, à gauche à la Vierge Marie, à saint Pierre, saint Paul et saint Jean et aux trois Apôtres, à droite aux sept autres, dont (Mathias).
Le Christ s'élève emporté par les anges et figure en majesté. Il tient un rouleau de papyrus (un volume en forme de livre dans l'Antiquité), car Il est le Verbe de Dieu.
Marie,en tant que Mère de Dieu, bénéficie d'une petite estrade spéciale ; Pierre et Paul lèvent les mains vers le Christ, en un geste de prière.
A gauche, les Apôtres qui regardent une dernière fois Jésus, sont au pied de palmiers, qui dans les Psaumes symbolisent les Justes (les saints de la Nouvelle Alliance).
Marie-Gabrielle Leblanc
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