Par Liviaaugustae
« Qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura plus jamais soif ; elle sera source jaillissante en vie éternelle. »
Jean 4, 14
Le Christ et la Samaritaine au puits
Cette œuvre, au musée de la cathédrale de Sienne, fut peinte de 1308 à 1311 par le grand Duccio di Buoninsegna.
La Maestà (majesté en italien) de la cathédrale de Sienne en Ombrie est l'un des plus beaux tableaux au monde avec l'Agneau mystique de Van Eyck à Gand en Belgique.
L'avers représente la Vierge à l'Enfant parmi les saints, et le revers, la vie du Christ et sa Passion.
Le 9 juin 1311, la Mestà, signe de la foi des Siennois, fut consacrée et installée solennellement sur le maître-autel de la cathédrale. L'évêque, le clergé et toute la population, cierges à la main, vinrent la chercher à l'atelier du peintre après trente-deux mois de travail, et la conduisirent en procession par les rues de la ville, en chantant des cantiques, tandis que toutes les cloches des églises sonnaient.
Le Christ et la Samaritaine au puits est l'une des cinquante-cinq scènes du revers. Dans le beau décor d'une ville ombrienne du XIVe siècle, figurant la ville de Samarie où Jésus et les Douze se sont arrêtés, le Christ, « fatigué par la route », dit saint Jean, s'est assis sur la margelle du puits de Jacob. Une femme vient pour puiser. Il lui dit tout le passé de sa vie désordonnée et, par le témoignage de cette femme, annonce la bonne nouvelle aux samaritains, très mal vus des juifs.
Les couleurs raffinées de Duccio (bleu lavande et lapis, saumon, vert amande, orangé, citron, ses ors) sont le propre de la merveilleuse peinture siennoise au XIVe siècle.
Jésus vêtu d'une toge bleue et de la tunique rouge symbolisant sont humanité et sa divinité, s'adresse à la Samaritaine avec le geste traditionnel de la Parole.
Jésus vêtu d'une toge bleue et de la tunique rouge symbolisant sont humanité et sa divinité, s'adresse à la Samaritaine avec le geste traditionnel de la Parole.
Les Apôtres, Jean en tête, sortant par la porte monumentale de Sychar et rapportant les vivres dans un pans de leur manteau, s'arrêtent stupéfaits.
Marie-Gabrielle Leblanc
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