Par Liviaaugustae
Lundi 9 décembre l'église fêtait :
L'Immaculée Conception.
L'Annonciation
Guido Reni
C'est le peintre bolonais Guido Reni qui est l'auteur de cette admirable Annonciation, un grand tableau peint en 1627 et conservé au musée du Louvre. Guido Reni est un des maîtres du classicisme italien au début du XVIIe siècle. Né et mort à Bologne sa carrière de peintre d'église s'y déroula, ainsi qu'à Rome où il travailla pour les papes. Il ne cherche pas ses modèles dans la nature, mais dans la beauté intemporelle, en référence à la Renaissance et à l'antiquité grecque qui cultivaient l'idéal de la beauté. Reni était fasciné par l'œuvre de Raphaël. Ses œuvres se caractérisent par leur élévation spirituelle, l'équilibre et la lisibilité de la composition, la clarté des couleurs.
Dans ce tableau, les cieux s'entrouvrent pour l'Incarnation du Verbe divin. Une douce lumière dorée descend vers la Vierge en prière, donnant passage à la colombe du Saint Esprit, faiblement visible en haut. Trois beaux anges blonds et deux angelots adorent et commentent l'Incarnation du Fils de Dieu, sur des nuages qui semblent descendre en suivant le rayon de lumière surnaturelle.
L'archange Gabriel, dont le visage très jeune est celui d'un adolescent, en aube et étole, s'agenouille devant le prie Dieu de la Vierge, où il se trouve au même niveau qu'elle.
La branche de lys tenue par l'archange, emblème de la pureté de Marie, est traditionnelle depuis le Moyen-Âge dans la représentation de l'Annonciation.
On note que l'étole de l'archange est rose. Cette couleur liturgique ne se porte que deux fois l'an dans l'église catholique latine : au milieu de l'Avent, et au milieu du Carême. Ce sont deux fête de joie au milieu de l'austérité de ces temps de pénitence.
Cette œuvre fut commandée par Marie de Médicis, pour le maître autel du carmel de l'Incarnation aux Faubourg Saint Jacques à Paris, et rapportée d'Italie par le père d'une carmélite, Monsieur de Sancy .
Cette église du premier carmel français réformé selon la règle de sainte Thérèse d'Avila, en 1604, était une des plus belle de Paris. Les meilleurs artistes l'avaient décorée.
Marie-Gabrielle Leblanc
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog
