Par Liviaaugustae
L'image acheiropoïète du Sancta Sanctorum de Saint-Jean de Latran.
Selon la tradition cette icône a été commandée par la Sainte Vierge et les apôtres à Saint Luc. Ce dernier se met à la tâche, quand il se trouve soudain prit de paralysie. Des anges alors descendent du ciel pour achever à sa place cette représentation du Seigneur. Représentation sans équivalent humain, puisque les anges y contemplent le Christ dans sa gloire. Selon la légende romaine, l'image est tellement pure qu'un pape aurait été temporairement aveuglé pour l'avoir regardée d'un peu trop près.
Travail de l'homme et des anges, cette icône a tout débord été vénérée dans l'antique Constantinople. Mais en 730 l'empereur byzantin Léon III adopte l'iconoclasme (destruction des images) comme doctrine officielle. Effrayé à l'idée de voir cette si parfaite image du Christ réduite en cendre, le patriarche Germain Ier écrit au pape de Rome, la signe et la colle au dos de l'icône. Puis il jette celle-ci dans la mer. A Rome, miraculeusement averti en songe, le pape Grégoire II se rend dès le lendemain sur les bords du Tibre où il récupère l'œuvre précieuse échouée sur la rive.
L'origine miraculeuse de l'icône fait naître une grande dévotion chez les romains.
Au IXe siècle le pape Léon IV décide de protéger l'icône en modérant les processions. Et depuis le XVIe siècle l'icône n'est sorti qu'une fois du Sancta Sanctorum à l'occasion du grand Jubilé de l'an 2000, pour être exposée Place Saint Pierre. Il faut rappeler que le pape Innocent III a fait poser des plaques d'argent sur toute l'image excepté le visage. Seul le visage demeure avec son regard si expressif. Regard qui a d'ailleurs inspiré toute l'iconographie du Moyen-Âge. Il s'agit d'une représentation du Christ Pantocrator (le sauveur). Couronné d'une auréole, le Seigneur est assis. De la main droite, il esquisse un geste de bénédiction tandis qu'il tient dans l'autre les Saintes Ecritures.
IL faudra attendre 1994 pour que la chapelle soit ouverte au public et retrouve peu à peu sa place dans le cœur des romains.
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