Portrait de Philippe Néricault
Par Nicolas Largillière (1741)
Philippe Néricault, Destouches est son nom de scène, né le 09 avril 1680 à Tours et mort le 04 Juillet 1754 dans son château de Fortoise à Villiers-en-Bière, est un auteur dramatique et un comédien français.
Né d’un père écrivain et organiste, il fait ses études à Tours, puis à Paris. Peu enclin à la magistrature à laquelle on le destinait, il se fait comédien et devient directeur de troupe sous le pseudo de Destouches.
Roger Brulart de Sillery, marquis de Puysieux, ambassadeur de France en Suisse, le remarque et l’engage comme secrétaire. C’est là qu’il commence à écrire encouragé par N. Boileau, et produit en Suisse sa première pièce : Le Curieux impertinent, qui est aussitôt reprise par la Comédie Française.
Ses pièces suivantes lui attirent la protection du Régent Philippe d’Orléans qui lui confie plusieurs missions diplomatiques, et lui ouvre les portes de l’Académie française en 1723.
Devenu secrétaire d’ambassade à la cour d’Angleterre, il épouse secrètement une anglaise et dépeint son couple dans sa pièce : Le philosophe marié ou le Mari honteux de l’être. Sa renommée atteint son apogée avec : Le Glorieux, qui traite du conflit entre l’ancienne noblesse et la bourgeoisie montante.
En 1832, âgé de 52 ans, il se retire dans sa propriété de Fortoise à Villiers-en-Bière et, devenu gouverneur de Melun, écrit des essais théologiques que publie le Mercure de France.
Plusieurs de ses pièces ne seront jouées qu’après sa mort.
Il fut un familier de la cour de Sceaux, où la duchesse du Maine le recevait dans les Grandes Nuits de Sceaux et dans le cercle des Chevaliers de la Mouche à Miel.
Des pièces de Destouches, on ne se souvient plus guère aujourd’hui que de trois vers devenus expressions proverbiales.
- « Les absents ont toujours tort. » (L’obstacle imprévu, I, 6)
- « La critique est aisée, et l’art est difficile. » (Le Glorieux, II, 5)
- « Chassez le naturel, il revient au galop. » (Le Glorieux, III, 5 ; ce vers est en fait une traduction d’un vers d’Horace, « naturam expelles furca, tamen usque recurret » (« tu peux chasser le naturel à coup de fourche, il reviendra toujours au galop »)
Texte et image Wikipédia
J’ai toujours entendu dire de ces vers : « La critique est aisée, et l’art est difficile » qu’ils étaient de Boileau, et j’ai continué à citer lesdits vers comme étant ceux de Boileau !
On ne prête qu’aux riches (çà, je ne sais pas de qui c’est), Mr Néricault étant tombé dans un oublie profond alors que Boileau jouit toujours d’une certaine aura, du moins chez les lettrés, on lui donne la paternité de ces vers…
Liviaaugustae